Flammarion

Contact

collection Poésie

75013

Paris

<i>L'animal</i>

1er mars 2010

L’animal

Saint Jean du passé
quelle passion dans la flambée
que nourrissaient les branches de romarin
heureusement qu’on t’a rattrapé
au tout dernier moment
au bord de l’océan
chaque pierre retournée
proclame l’ancienne présence
un agneau a triomphé de la mort
en mourant parmi les herbes détrempées
après un orage violent
Dieu allait lui offrir son trône bleu
où tu le vois encore
dans la chambre (…)

Le Tour du monde en 80 poèmes par Yvon Le men

1er janvier 2010

Le Tour du monde en 80 poèmes par Yvon Le men

La poésie ne s’arrête pas aux frontières.
C’est pour cela qu’ Yvon Le Men a choisi, dans le sillage de Jules Verne et de son héros le gentleman anglais Phileas Fogg, de traverser à nouveau les mers et de proposer cette fois-ci un tour du monde en 8o poèmes et presque autant de pays.
De l’Antiquité à nos jours, de l’Afrique du Sud au Venezuela, de la Hollande à la Grèce en passant par l’Irlande, l’Espagne, le Brésil, la Pologne, c’est un atlas inédit que l’on découvre poème après poème.
Au cours de la (…)

Légendaire de Claude Adelen

1er novembre 2009

Légendaire de Claude Adelen

"Ressaisir l’insaisissable tel pourrait être
L’art de la poésie une conversation
Au-dessus des abîmes (les vers ?) coupes sombres
Dans le flux des paroles […]"

Photogénie des ombres peintes

1er octobre 2009

Photogénie des ombres peintes

Sandra Moussempès poursuit ici la dissection de ses paysages intérieurs, avec plus d’apaisement sans doute que dans ses premiers livres, mais sans se départir de cet humour acide qui n’appartient qu’à elle.

Poésie complète de Cesar Vallejo

1er avril 2009

Poésie complète de Cesar Vallejo

Traduit de l’espagnol (Pérou) et présenté par Nicole Réda-Euvremer.
Cette nouvelle éditon française de la Poésie complète de Cesar Vallejo suit bien sûr celle qui fait autorité de longue date, en langue espagnole. Elle s’ouvre sur ces dexu premiers recueils : Les Hérauts noirs (1919) et Trilce (1922), les seuls qu’il avait publiés de son vivant et qui sont devenus des classiques du modernisme sud-américain.
Viennent ensuite les textes composés pendant l’exil européen, de 1923 à 1937, et publiés après la (…)

Une femme de quelques vies

1er mars 2009

Une femme de quelques vies

Une femme de quelques vies renoue avec le grand espace narratif de la poésie de Jean Daive.
"La dépossession
lorsqu’elle est de nature
à s’écouler
a valeur de cessions
nocturnes
d’échanges.
Des enfants
remplacent bien
les arbres."

La femme lit

1er mars 2009

La femme lit

", empaquetée à la grosse ou bien demi-nue lénitive
le lit fourré du corps (amande) si peu distinguer entre eux
les jambes cessent de nager dans le concentré des draps jusqu’à la taille
oscillation du buste aux seins nus-
la femme lit sent que toute son corps lui est donnée en secondes noces."

<i>Éphéméride</i>

1er janvier 2009

Éphéméride

"Infatigable questionnement
interrompu par la
cascade du vent
sur les reins
de la montagne.
Interrompu, non…
La voix du vent
prolonge la question.
L’existence est cette chute
de cime en terre,
une évaporation légère
et son retour parmi les nuages,
comme si de rien n’était."

Mon suicide de Jean-Luc Caizergues

1er décembre 2008

Mon suicide de Jean-Luc Caizergues

"Le Globe Terreste
Quand
il est
allumé
on voit
les na-
tions
en couleurs
vives.
Eteint,
on ne
remarque
rien."

Vocabulaire

1er novembre 2008

Vocabulaire

Une chose est sûre, quand on suit le regard de Petr Kral décrivant le "baillement d’un livre", "le passage d’un mur d’en face", "la face cachée" et le matin fantastique où le "métro ne se reconnait plus", pas le temps de bailler : il sait, mieux que nul autre, saisir une image sur le vif. L’humeur est simple, tantôt drôle ou nostalgique, parfois rêveuse ou philosophique, dans cette centaine de textes, dont sept sont des échos à des tableaux de Leonardo Cremonini. autant de balises semées par une "vigie" (…)

Poème
de l’instant

Marceline Desbordes-Valmore

« Les roses de Saadi »

J’ai voulu, ce matin, te rapporter des roses ;
Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les nœuds trop serrés n’ont pu les contenir.

Les nœuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s’en sont toutes allées.
Elles ont suivi l’eau pour ne plus revenir ;

La vague en a paru rouge et comme enflammée :
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée…
Respires-en sur moi l’odorant souvenir.

Marceline Desbordes-Valmore, « Les roses de Saadi », Poésies de 1830.