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collection Poésie

75013

Paris

Le Marasme chaussé

1er janvier 2012

Le Marasme chaussé

"Le Marasme chaussé (l’auteur nous indique que ce titre renvoie au nom d’un champignon, mais il n’est pas interdit d’en faire une autre lecture) réunit une douzaine de séquences poétiques composées par Ivar Ch’Vavar au cours des trente dernières années."

Alors

1er novembre 2011

Alors

"Rire
rire
c’est
irréductible
réel
qu’un trop-plein
expulse
et réserve"

Contre l'épisode

1er mai 2011

Contre l’épisode

"Une pluie resserre
la nomination
une route et puis
l’autre.
Jusqu’aux cercles et jusqu’aux
portes.
Ils brûlaient les tambours
sur les peuples enclos
attendaient
les premières neiges."

Corps fut

1er mars 2011

Corps fut

"mais la porte s’ouvre .la machine souligne qu’un corps
vient .que nos corps furent .que tous
les corps composent
une musique un jour
un jour un corps vient aux tournoiements des chambres
des femmes en couches / de balises pour
un poème
qui s’écrit là dans la poussée."

Le livre des recels

1er janvier 2011

Le livre des recels

Le livre des recels réunit l’essentiel de la poésie de Marie Etienne composée entre le début des années 1970 et celui des années 1990.

Prononcé second de Marie-Louise Chapelle

1er novembre 2010

Prononcé second de Marie-Louise Chapelle

Née en 1974, Marie-Louise Chapelle a commencé de publier au tout début du siècle dans la revue "Fin". Son premier ouvrage : mettre. est paru en 2006 au Théâtre Typographique.
Je n’étais pas fait pour dire de ces choses.
Tout au plus une trahison, un oubli
Et que toute langue vulgaire sans doute
L’y contraignit et qu’elle-même en retour
Y fut contrainte quand on l’a mise écrite
Gentille blonde au milieu d’un paysage
Où la tenir éloignée qu’elle reste
Étrangère à toi à moi si j’étais moi
Si (…)

C'est nous les Modernes

1er octobre 2010

C’est nous les Modernes

Ni anthologie, encore moins manifeste, C’est nous les Modernes dit clairement ceci : voici ceux qui comptent pour moi, voilà les villes, les pays, les atmosphères, les écritures qui m’ont marqué. Le choix des écrivains ici réunis s’est, en quelque sorte, imposé de lui_même à partir de la lecture (ou de la relecture) de libres qui m’accompagnent parfois depuis cinquante ans. Je n’hésite pas à dire ce que je dois à l’un, ce qui m’a marqué chez un autre. Tout, dans C’est nous les Modernes, témoigne que la (…)

<i>Été (II)</i>

1er septembre 2010

Été (II)

"Épopée contemporaine est aussi un art poétique, faisant écho à Cendrars et aux grands bardes américains : Pound, Williams, Olson… Ce nouveau volume prolonge bien sûr et vient clore ce projet démesuré : le pari aura donc été tenu, d’un bout à l’autre de la planète, même si ces nouveaux chants ont une tonalité plus mélancolique, plus apaisée aussi que les premiers. Qu’ils suivent le cours de la Volga ou des cols italiens, les ombres de Khlebnikov ou de Pétrarque, ils continuent pourtant de dire le drame immobile (…)

La terre voudrait recommencer

1er mai 2010

La terre voudrait recommencer

"Et si le cirque était une clairière dans la nuit où nous sommes tous ? Jongleurs aux yeux ouverts, trapézistes sexués, funambules vibrants, regardez-les, aussi éveillés que le Petit Poucet dans sa forêt trouvant un chemin là où on n’y croyait pas, sans doute la terre les sent sur elle.
Des humains - moi, vous, eux - s’y installent ou y passent, chaque poème trace de quoi respirer.
Un jour même, pour aller plus loin que toute seule, j’ai entrelacé mon écriture à celles de sept enfants rencontrés en (…)

<i>L'animal</i>

1er mars 2010

L’animal

Saint Jean du passé
quelle passion dans la flambée
que nourrissaient les branches de romarin
heureusement qu’on t’a rattrapé
au tout dernier moment
au bord de l’océan
chaque pierre retournée
proclame l’ancienne présence
un agneau a triomphé de la mort
en mourant parmi les herbes détrempées
après un orage violent
Dieu allait lui offrir son trône bleu
où tu le vois encore
dans la chambre (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.