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collection Poésie

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Paris

Dernières poésies immédiates

12 février 2020

Dernières poésies immédiates

« L’Avant-Poésie s’amuse des tentatives
des mots à vouloir lui trouver
une raison d’être
(le poème autorise la connaissance
pas l’inverse)
[…]
J’entre les mains tête lourde n’essuie pas
poèmes vide-ordures des passés agonies
superposées dans l’autopsie de la nuit
pratiquée par d’impropres alphabets
tombés sous la coupe de la pensée
nécessaire à l’organisation de leurs
chroniques contemporaines (…)

Le rrawrr des corbeaux de Catherine Weinzaepflen

26 septembre 2018

Le rrawrr des corbeaux de Catherine Weinzaepflen

"et la nuit vient, la fabuleuse,
oui la nuit
pour retrouver
ceux-là qui sont morts
leur corps n’est plus
mais leur pensée
en mots revient
comme des fleurs
vivaces
la ville autour entre en repos
un cri parfois
le chuintement des pneus
portières qui claquent
façades obscures
et le silence
pour accueillir
les livres de mes morts"

<i>Le dernier livre des enfants</i>

1er novembre 2016

Le dernier livre des enfants

Recueil de poèmes sur le thème de l’enfance qui mêle des textes brefs et d’autres écrits à la manière de fables intemporelles. L’auteure évoque aussi les souvenirs de lectures ou de films qu’elle a aimés.
"La lumière est arrivée, elle aussi veut
Être bougée
Elle se met sur l’eau."

une infinie précaution

1er mars 2016

une infinie précaution

Un deuil une fois encore a eu lieu : il paraît ici ineffaçable. Mais ce qui frappe dans ce nouveau recueil, c’est l’extraordinaire retenue avec laquelle Éric Sautou affronte cette épreuve, à travers l’écriture. Jamais peut-être sa poésie, resserrée par nature, n’aura su transmettre l’émotion qui la fonde avec une telle ascèse – notamment dans la séquence d’ouverture (simplement intitulée 26 poèmes) et dans les strophes brèves de La vie éternelle. Ou à la fin de l’ouvrage, dans la section qui lui donne son (…)

La face nord de Juliau treize à seize de Nicolas Pesquès

1er mars 2016

La face nord de Juliau treize à seize de Nicolas Pesquès

Nicolas Pesquès entreprend la rédaction de La face nord du Juliau en 1980, devant la colline ardéchoise qui lui donne son titre. Les douze premières sections de ce long work in progress ont été publiées depuis 1988 par André Dimanche et plus récemment dans la collection Poésie / Flammarion. Au fil des ans, des formules sont apparues. Elles émaillent les Juliau. Elles ont ratissé un soi-disant savoir dont le poème aurait fait l’expérience. Cristaux théoriques semés ici (…)

Viges

1er février 2016

Viges

Viges.
Oui, à la ville de Viges !
Oui, au rêve entre vu et invisible !?
Il mêle visible et invisible.
Avec son point d’exclamation (pour la surprise).
Avec son point d’interrogation (pour le suspens dans lequel, finalement, il saura baisser).
Vis-je ?
Oui, je vis.
Oui, je l’ai vu.
Images.
Les marches pour y accéder se recouvrent déjà de feuilles et d’herbes, celles-ci poussant d’entre les pierres et sur elles.
Des forêts l’entourent.
Même à monter cet escalier, devant, des arbres à droite (…)

L'état d'enfance d'Hervé Piekarski

1er février 2016

L’état d’enfance d’Hervé Piekarski

Recueil de poèmes en prose épousant les mouvements d’une conscience.

L'homme qui marche de Claude Adelen

1er novembre 2015

L’homme qui marche de Claude Adelen

Mais la voix sur la page
mourra
(privée de souffle) la voix
s’enfoncera
lentement
dans la neige….

Sous votre nom

1er octobre 2015

Sous votre nom

L’éruption
eut lieu
à la limite
de l’âme
au plus près des
pluies de rhyolites
quelque chose
n’avait pas pardonné.
Hier sourd
des tufs
et des incendies.

Guérissable de Thomas Chapelon

1er septembre 2015

Guérissable de Thomas Chapelon

Trois séquences de poèmes autour de la douleur collective, du déchirement des liens et de l’éloignement des êtres.

Poème
de l’instant

Ludovic Janvier

Bientôt le soleil

« Je ne cherche pas l’essor, l’oubli, la grâce, je sais qu’ils me sont impossibles. Et d’ailleurs je ne le voudrais pas. L’ange me fait peur. Non, je cherche la présence et le poids, ou plus exactement la présence me cherche, le poids me trouve, le poids sur moi de la lumière comme un mur, la présence à plein regard de la mer qui fait masse ou du feuillage hanté par le ciel. De sorte que les jours de timidité, ou de trop fort vouloir, je reste pris dans la glu du moment, prisonnier du trop plein jusqu’à la nausée. Les jours de décision, j’allais dire de légèreté mais ne te vante pas, je vois sortir de moi une réponse, plus ou moins claire, plus ou moins simple, plus ou moins forte. Content ? Non, jamais content. Mais, quand même, content. »

Ludovic Janvier, Bientôt le soleil, Flohic Éditions, 1998.