Esperluète Editions

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Noville-sur-Mehaigne Belgique

Nos abris

15 mars 2019

Nos abris

Albane Gellé poème, Anne Leloup lithographies.
Quelques-uns, seuls, ensemble, tâchent de vivre au milieu de diverses étendues, géométriques, géographiques, ils essaient des combinaisons de vies et d’émotions, ils se battent avec des confusions, testent les positions de leurs phrases, inventent des figures, s’appliquent à placer leur corps dans une dimension à leur taille, laissent des espaces mesurés entre chacun d’entre eux, se tutoient, cherchent au bout du compte à se mettre à l’abri des (…)

Les blancs pains

8 mars 2019

Les blancs pains

Françoise Lison-Leroy poèmes, Diane Delafontaine collages et dessins
Petite tante. Tu me devances à grands pas, car ta course est légère. Je fais halte en ce siècle qui convoque ma présence. Je lâcherai prise à mon tour, léguant le crayon à d’autres mains fugueuses. Tout ce qui est écrit s’immisce dans la fresque, témoin de l’échappée. Il fait clair.
Faire ses blancs pains, au Pays des Collines, c’est pétrir le drap du lit comme pour préparer une offrande pour l’au-delà. Ce geste annonce alors que (…)

Elles viennent dans la nuit

1er novembre 2018

Elles viennent dans la nuit

Comment retenir les rêves, les empêcher de fuir ? L’espace d’un instant, parfois, affleure la présence d’un monde invisible. Des visages, des voix se dégagent de l’ombre. Des figures irréelles, fascinantes, fugaces, apparaissent en songe. D’énigmatiques visiteuses qui, à peine entrevues, à chaque fois s’échappent, se glissent hors de la chambre, laissant flotter l’énigme de cet instant de grâce.
Parce que le monde de la nuit est fugace, il nous manque les mots pour en parler. C’est là que le poème (…)

Montagnes, de Valérie Linder

1er novembre 2018

Montagnes, de Valérie Linder

Quatre randonneurs se mettent en route, une famille ? des amis ? peu importe, ils s’unissent dans la marche et le paysage.
Paysage aux points de vue mouvants, qui tantôt les domine, tantôt les engloutit mais que toujours ils redécouvrent.
Le randonneur entre en montagne comme on entre en méditation ; doucement, un pas après l’autre, concentré sur sa foulée, sa respiration, ce qui l’entoure. La marche en montagne invite à l’introspection, à la réflexion. Le randonneur se moque du confort habituel, (…)

Se jeter à l'eau de Geneviève Casterman

1er novembre 2018

Se jeter à l’eau de Geneviève Casterman

Dos crawlé, brasse coulée, nage papillon, plonger, apprendre à nager, sauter, couler, boire la tasse, remonter, reprendre son souffle, trouver sa vitesse de croisière, garder la tête hors de l’eau… À la piscine, c’est un peu comme dans la vie : on commence tous par se jeter à l’eau.
C’est une longue piscine qui se déroule sous nos yeux, de la petite à la grande profondeur. Du nageur assuré à l’apprenti plongeur, ils sont tous là pour nager, chacun à sa manière.
Le livre se déploie en accordéon : on (…)

Où vont les oiseaux, de Céline Delabre

20 octobre 2018

Où vont les oiseaux, de Céline Delabre

Martin s’ennuie. Il voudrait s’évader, comme les oiseaux qui s’envolent. Alors, son papa l’emmène en balade : il découvre la nature et ses paysages d’automne, les oiseaux, les insectes, le vol des feuilles de marronnier et la beauté de la pluie.
Cette escapade en pleine nature est rythmée par les questions et les joies de l’enfant, curieux de tout et avide de liberté. Le petit lecteur suit Martin dans cette aventure à travers les gravures et collages de Céline Delabre, vastes paysages aux couleurs de (…)

Chevaux de guerre

1er mai 2017

Chevaux de guerre

Poème écrit avec des cartes postales de la guerre 14-18 dans les mains, poème écrit pour tous les chevaux qu’on emmène à la guerre.
Illustrations : Alexandra Duprez

Tango

1er novembre 2016

Tango

Gravures Martine Souren
car il faut danser
cette plainte sombre
telle une femme entière

Pierrot de rien

1er septembre 2014

Pierrot de rien

C’est l’histoire d’une furie, de quelqu’un qui s’en va larguer la déveine à l’insu de tout le monde. Il faut partir, courir, jeter le sac entre ville et néant. le train, pourquoi le train ? Lui seul casse le monde en deux, et la rafale, et le pays trahi. Lui seul ne peut cesser sa course à l’assaut d’une épave.

Les gestes du linge

1er septembre 2013

Les gestes du linge

Illustrations de Valérie Linder
"Tu me racontes
le ménage du linge
vêtements trop petits dans un carton
une heure de repassage
la cagoule usée qu’il faut remplacer
ces soins aux tissus
qui couvrent les peaux
des habitants d’une même maison"

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.