En attendant les barbares et autres poèmes de Constantin Cavafis

Présentation et traduction de Dominique Grandmont.

« Il faudra, écrit Cavafis dans ses notes, attendre que je sois complètement démodé pour me découvrir vraiment. » La nouvelle traduction ici proposée se veut une réinscription scrupuleuse des 184 poèmcs qui constituent son œuvre. Ecartelé entre l’Empire ottoman à son déclin, l’Egypte moderne et la difficile émergence d’un Etat grec sous domination occidentale, le poète alexandrin Constantin Cavafis (1863-1933) est considéré comme un des plus grands de la Grèce contemporaine. Sous les dehors volontiers compassés d’un recueil bien choisi d’anecdotes historiques, l’auteur nous livre, en effet, unc œuvre subversive et mordante, aux antipodes du dilettantisme annoncé, constamment autobiographique. Mais surtout, Cavafis s’élève contre tous les intégrismes. Issu de la diaspora orientale, ce poète qui se sent grec commc aucun autre affirme que l’hellénisme n’a d’autre frontière que celles de l’esprit. Il montre qu’au-dessus de la mort, malgré l’effondrement dcs empires ou des valeurs, la seule victoire véritablement fondatrice est celle de la dignité humaine.

Paru le 1er septembre 2003

Éditeur : Gallimard

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Ted Hughes

Le guide

Quand tout ce qui peut tomber est tombé
Quelque chose s’élève.
Et s’en allant ici, et s’évadant là
Et cela, et ceci, telle est mon errance.

Ted Hughes, Cave Birds, Traduit de l’anglais par Janine Mitaud
Orphée, Éditions de la Différence, 1991.