Editions isabelle sauvage

Au départ, deux éditeurs, deux personnalités : Isabelle Sauvage et Alain Rebours, pour s’aider, se contredire, se compléter et s’enrichir… quatre petites mains pour le reste.

Mais, jamais deux sans trois ? Au 1er mars, Sarah Clément nous a rejoints, et comme deux plus un(e) égale trois, et que deux + deux + deux font six… petites mains… Donc :
Isabelle Sauvage : maîtrise d’histoire de l’art (médiévale), puis éditrice/relectrice en free-lance pour de nombreuses maisons d’édition (principalement de livres d’art ou catalogues d’expos, notamment pour le Jeu de Paume)… la typographie au plomb mobile apprise sur le tas dans un atelier de typographe-imprimeur (René Jeanne), puis un autre (Michael Caine), et c’est le premier livre d’artiste(s), puis l’achat de matériel typo, et la joie de retrouver et l’art et les mots, et la tête dans les doigts.
Alain Rebours : un CAP de typographe tôt, très tôt, graphiste au fur et à mesure des années… métier qu’il transmet un temps à l’école Estienne… Tardivement, un DEA de Lettres sur René Char, puis chargé de cours à l’université Paris VII… aujourd’hui éditeur et psychanalyste.
Sarah Clément : longtemps assistante d’édition au Jeu de Paume, éditrice/relectrice en free-lance pour de nombreuses maisons d’édition (livres d’art ou catalogues d’expos)… A fondé la librairie Interlignes à Limours (Essonne) qu’elle a tenue pendant 11 ans avant de s’installer en Bretagne, où commence sa nouvelle vie.

Contact

Coat Malguen

29410

Plounéour-Ménez

Photos volées d'André Benchetrit

1er avril 2011

Photos volées d’André Benchetrit

"Au retour d’un week-end à Madrid avec sa compagne et leur fils, André Benchetrit projette de réunir les photographies de leur séjour dans un "album souvenir" dédié à la femme aimée. Sauf que son ordinateur est volé et, avec lui, l’unique copie de ces photos. Mais "quand tu perds quelque chose, souviens-toi de la perte et cela aura valeur de la chose". Et André Benchetrit de noter ses souvenirs avant qu’ils ne s’estompent… de tenter de retrouver trace de ces photos, elles-mêmes traces d’un (…)

événements du paysage de Brigitte Mouchel

1er mars 2011

événements du paysage de Brigitte Mouchel

Je vais cueillir des flacons de mer. J’en ramène des brassées. Je cours. Je m’enfonce dans le sable mou. Je tombe, tombe ventre sur la grève dure. Perles humides, brillantes et sèches. Ruisseaux de la mer qui recule. La joue contre le sable, dans l’eau, caresse qui pique. L’horizon passe à la verticale. J’oublie la blessure du dos. J’oublie les soldats recrachés. Je vais cueillir des flacons de mer. Un bouquet de sel. Un bouquet de sel pour mettre sur la table. Pour mettre sur la table de la maison. La (…)

La question du centre de Stéphanie Chaillou

1er mars 2011

La question du centre de Stéphanie Chaillou

Des kilojoules sont transportés par des câbles en acier
Un cochon de lait tourne autour d’une broche électrique
Un aimant retient une liste de courses sur un frigo
Des herbes subissent le passage d’une paire de tennis
Les choses ne se posent pas la question du cnetre
Elles se tiennent là où elles sont
Les désirs ne proviennent pas seulement du passé
Ils s’élancent parfois aveuglément

Les jours où Else

1er mars 2011

Les jours où Else

"Else cherche des lieux où déposer ses silences et un dimanche c’est la chapelle de Notre-Dame-du-Haut dans la pénombre, les couleurs du vitrail central éclatent Elle parcourt le cahier dans lequel les passants, les croyants notent quelques phrases Notre-Dame-Du-Haut intercédez pour…."

d'un jour à un autre je vivrais autre de Claire Le Cam

1er janvier 2011

d’un jour à un autre je vivrais autre de Claire Le Cam

"Jour 30
Elle n’en est pas une à talons hauts. Elle n’en est pas une avec des mots doux et des phrases enjolivées. Elle n’en est pas une aux bonnes manières. Elle n’en est pas une servile et plaquée. Elle aspire au plus rapide au plus odorant aux coups à donner plus prestes et plus sévères. Elle a le regard lent et la houppe redressée. Elle a le talent du désastre. Elle veut me lever pour faire rebondir son ventre et lui faire faire des bulles. Elle prend un peu des deux un peu de lui un peu d’elle (…)

Au secret

1er juin 2010

Au secret

"La personne du funambule
aussi exacte
et légère
que ses pas
la détestation
des entraves
celle qui disait
oui
c’est sûr
tu vivras
c’est ta chance
(1)"

Bosnie Elegie de Adrian Oktenberg

1er décembre 2009

Bosnie Elegie de Adrian Oktenberg

"Ce jour-là à Srebrenica
l’aube a été d’un noir de jais"

<i>Demain l'apparence occultera l'apparition</i>

1er décembre 2009

Demain l’apparence occultera l’apparition

À ce moment-là elle dit : "Si, sur ton chemin, tu rencontres
la réalité, coupe-lui la tête."

le banc de Stéphane Crémer

1er décembre 2009

le banc de Stéphane Crémer

"J’ai vu comme le ciel n’a échangé sa place de la veille, que
les arbres ne se sont déracinés pour d’autre nid, que la terre
pourtant battue du square ne s’est envolée…"

Un léger défaut d'articulation de Stéphanie Chaillou

1er décembre 2009

Un léger défaut d’articulation de Stéphanie Chaillou

"en classe de biologie j’ai disséqué un oeil de boeuf il y a des
parricides, des enregistrements, des primes je n’ai jamais
demandé à mes parents pourquoi ils m’avainet donné ce
prénom des jupes fendues, des soutenances de thèse, des museaux…"

Poème
de l’instant

Philip Larkin

Où vivre, sinon ?

Is it for now or for always
The world hangs on a stalk ?
Is it a trick or a trysting-place,
The woods we have found to walk ?

Is it a mirage or a miracle,
Your lips that lift at mine :
And the suns like juggler’s juggling-balls,
Are they a sham or a sign ?

Shine out, my sudden angel,
Break fear with breast and brow,
I take you now and for always,
For always is always now.

Philip Larkin, Où vivre, sinon ?, Traduit de l’anglais par Jacques Nassif, Éditions de la Différence, 1994.