Editions isabelle sauvage

Au départ, deux éditeurs, deux personnalités : Isabelle Sauvage et Alain Rebours, pour s’aider, se contredire, se compléter et s’enrichir… quatre petites mains pour le reste.

Mais, jamais deux sans trois ? Au 1er mars, Sarah Clément nous a rejoints, et comme deux plus un(e) égale trois, et que deux + deux + deux font six… petites mains… Donc :
Isabelle Sauvage : maîtrise d’histoire de l’art (médiévale), puis éditrice/relectrice en free-lance pour de nombreuses maisons d’édition (principalement de livres d’art ou catalogues d’expos, notamment pour le Jeu de Paume)… la typographie au plomb mobile apprise sur le tas dans un atelier de typographe-imprimeur (René Jeanne), puis un autre (Michael Caine), et c’est le premier livre d’artiste(s), puis l’achat de matériel typo, et la joie de retrouver et l’art et les mots, et la tête dans les doigts.
Alain Rebours : un CAP de typographe tôt, très tôt, graphiste au fur et à mesure des années… métier qu’il transmet un temps à l’école Estienne… Tardivement, un DEA de Lettres sur René Char, puis chargé de cours à l’université Paris VII… aujourd’hui éditeur et psychanalyste.
Sarah Clément : longtemps assistante d’édition au Jeu de Paume, éditrice/relectrice en free-lance pour de nombreuses maisons d’édition (livres d’art ou catalogues d’expos)… A fondé la librairie Interlignes à Limours (Essonne) qu’elle a tenue pendant 11 ans avant de s’installer en Bretagne, où commence sa nouvelle vie.

Contact

Coat Malguen

29410

Plounéour-Ménez

Lieu l'autre

18 juillet 2022

Lieu l’autre

Publié avec le soutien du Centre national du Livre et de la région Bretagne
Il y a le(s) lieu(x), refuge et seuil au-delà de soi, se tenir « ici », et franchir, parcourir, marcher, fouler : col, chemin, versant ; le paysage : ciel, arbres, lande, neige, pierres ou roche ; le sédiment. Le dehors. Le presque, l’imperceptible, l’aléatoire et le transitoire, l’évanescent. Les animaux, devenus quasi mythologiques, bisons, vieux troupeau, grand mammifère, « chevaux éventrés de la nuit », avec lesquels (…)

Ma peau de fille

18 juin 2022

Ma peau de fille

Ma peau de fille est une suite de Polaroïds d’une enfance en province, dans ce qu’on imagine une petite ville, ou à la campagne. On est dans les années 70 – 80, comme l’indiquent quelques repères (la mobylette, le walkman, le mange-disques et l’ardoise magique, la Renault 12) et les références musicales. Le décor varie entre l’extérieur — champs, forêt, neige ou ruisseau —, et l’intérieur — un garage où s’entreposent toutes sortes d’objets, une salle de classe, une cour d’école. On passe d’« un corps animal, (…)

Julien le rêveur

18 juin 2022

Julien le rêveur

Publié avec le soutien de la région Bretagne
Julien est un grand rêveur. Non pas de rêves éveillés, mais de « vrais » rêves, ceux qui naissent pendant son sommeil. C’est de leur inaliénable puissance qu’il s’agit dans ce récit. Une puissance qu’ignorent les procédures de maîtrise, de pouvoir, mises en place par une société de la « communication », de « l’évaluation », de la « performance », toutes appellations qui recouvrent l’idéologie par laquelle on resserre l’étau autour de ceux qu’il faut rendre « profitables (…)

Second jardin (drugi vrt)

1er juin 2022

Second jardin (drugi vrt)

Publié avec le soutien du Centre national du Livre et de la région Bretagne
Second jardin (drugi vrt) forme le troisième volet d’un triptyque avec les deux recueils précédents de Lou Raoul, Most et Otok, tous les trois tournés vers la Croatie. Après Else et Kim, c’est le personnage Beris que l’on suit, une fois encore avec des repères temporels et spatiaux incertains et une écriture marquée par des décalages et des ellipses, tant sémantiques que syntaxiques, à même de transcrire le chamboulement de la (…)

Les caduques

29 mars 2022

Les caduques

Les caduques est un livre à multiples entrées. Maryvonne Coat y explore l’enfantement au plus intime, au creux de la chair de la femme, la fusion utérine entre la mère et l’enfant, mais on peut y voir également la relation sexuelle et amoureuse des amants. C’est une plongée, ou une traversée, du corps-matrice, du corps-vie.
Si l’usage du mot « caduc/que » pour quelque chose de périmé est fréquent, l’est beaucoup moins son acception médicale, au féminin, qui désigne la/les membranes qui vont former le (…)

La hure-langue

9 octobre 2021

La hure-langue

Publié avec le soutien de la région Bretagne
C’est du côté de la bête, du sauvage, des grognements, du terrier, que Roland Cornthwaite, par-dessus son histoire familiale, se tourne, érigeant le sanglier en emblème de liberté, contre le cochon polissé, dressé, dépecé, vidé de sens. Contre la domestication ou, en l’occurrence, un « dérèglement de fam’fille », étant né (« sang lié ») d’un père dont la langue étrangère dut être tue, en « famille, la bonne, “la française”, la famille maternelle » (« parle pas (…)

Swifts

1er octobre 2021

Swifts

Publié avec le soutien du Centre national du Livre et de la région Bretagne
Construit en trois parties, comme Éparpillements (éd. isabelle sauvage, 2017), Swifts en est selon l’autrice le jumeau, mais aussi une suite, au sens musical, une variation sur les mêmes motifs, avec toujours cette même attention aux choses, à la nature, aux bêtes… Le mot anglais swift (en français martinet) dit à la perfection tout à la fois le vol, la trace, la promptitude, le son que produit dans l’air le passage de (…)

PQR (poèmes quotidiens rennais)

11 mars 2021

PQR (poèmes quotidiens rennais)

PQR est une suite de poèmes écrits quotidiennement, du lundi 8 octobre au samedi 30 novembre 2018, à l’occasion d’une résidence à la Maison de la Poésie de Rennes, en strophes « brétilliennes » (d’Ille-et-Vilaine), soit trois vers de dix mots, suivis d’un vers de cinq. Chaque poème comporte une allusion aux informations du jour que l’on imagine prélevées dans un quotidien régional, ou à la radio, mais également sur le fil d’actualité des réseaux sociaux. Chaque semaine, numérotée de 1 à 8, emprunte à huit (…)

Attendu que

6 octobre 2020

Attendu que

Traduction de l’anglais par Béatrice Machet
ATTENDU QUE est une réponse, point par point, mot après mot, à la résolution du Congrès d’avril 2009 qui formulait les excuses du gouvernement américain aux Indiens, qualifiée bien crânement de « réconciliation historique » mais passée inaperçue… et restée lettre morte. Layli Long Soldier interroge ici jusqu’à l’inanité même de la notion d’excuses : s’il est primordial que l’État fédéral reconnaisse ses actes envers les tribus indiennes, la « réparation » ne dépend (…)

Fragments du discontinu

15 juillet 2020

Fragments du discontinu

La poésie d’Isabelle Baladine Howald, instable, dépouillée, développe une sorte de précarité de la langue, une « sciure de voix / voix diffractée », seul moyen d’approcher ce qu’elle appelle le « discontinu », nous donnant à entendre un ego et un sum en détournant à son profit la célèbre phrase de Descartes (cogito ergo sum), lâchant au passage la lettre r de ergo, le transformant en ego : un passage d’un « donc » en « moi ».
Elle cherche un ravissement, un emportement où ce ego/moi et ce sum/je suis se (…)

Poème
de l’instant

terrains vagues

Tu cueilles pour moi
des mûres poussiéreuses
au goût de septembre
et pendant qu’entre mes dents
je tente d’écraser les petites graines
je me dis que grandir
c’est à chaque fois quitter l’été.

Géraldine Hérédia, terrains vagues, Le port a jauni, 2021.