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TOURCOING

En cheveux d'Emmanuelle Pagano

1er octobre 2014

En cheveux d’Emmanuelle Pagano

« Il faut pêcher mille grandes nacres, les sortir de l’ombre, pour obtenir deux cent cinquante grammes de fil de soie de mer, deux cent cinquante grammes seulement de lumière avec un millier de gros coquillages. » Un châle, à première vue commun s’il n’était constitué de fils de Pinna nobilis, la grande nacre de Méditerranée. Lorsqu’elle retrouve l‘objet précieusement conservé dans les réserves du musée, les souvenirs reviennent à la narratrice. Se déploie, pli après pli, une histoire familiale dans l’Italie (…)

Téléscopages

1er octobre 2014

Téléscopages

Dans ce poème composé de plusieurs morceaux (comme pour représenter la fragmentation de la météorite qu’il décrit), la forme résolument moderne, caractérisée par une grande liberté formelle, contraste avec l’objet ancien observé. Science et littérature se mêlent ici avec joie. Une voix s’élève pour expliquer de manière poétique un fait scientifique. De facto, la science, dont les faits sont parfois difficiles à comprendre, devient accessible grâce aux mots et images soigneusement choisis par le poète. Elle va (…)

<i>La dame de Syros</i>

1er janvier 2013

La dame de Syros

Collection Ekphrasis.
Comme un « cri invisible », l’archéologue tire Kia de la cécité de la nuit. Sait-il qu’il porte à la lumière du jour une jeune fille enfermée dans la pierre d’une figurine de marbre, qui gît sous terre depuis plus de 4000 ans ? Et si cette découverte était une deuxième naissance, propice à assagir la colère de ce corps qui n’est plus lui-même ? La romancière et poétesse franco-libanaise Vénus Khoury-Ghata redonne vie à l’une de ces idoles mystérieuses venues des Cyclades, comme inspirée (…)

Hopper, l'Horizon intra-muros de Franz Bartelt

11 septembre 2012

Hopper, l’Horizon intra-muros de Franz Bartelt

"Si on excepte les images pieuses ou d’inspiration biblique, les allégories idéologiques, les détournements de la publicité, les références ornementales des boîtes de chocolat et les quelques représentations de beautés callipyges qu’on laissait à la disposition des jeunesses d’avant-hier afin d’amorcer leur déniaisement, les tableaux ne s’introduisent pas facilement dans le quotidien du quidam ordinaire - lequel sait bien où les découvrir, tout en sachant encore bien mieux qu’il ne trouvera jamais la force (…)

La Bohémienne endormie

11 septembre 2012

La Bohémienne endormie

De La Bohémienne endormie, chef-d’oeuvre fascinant du Douanier Rousseau, Hubert Haddad tire une nouvelle envoûtante, récit à multiples tiroirs qui emmène le lecteur dans le Paris d’Atget, celui d’une fin de siècle.

Boilly en trompe-l'oeil

1er janvier 2012

Boilly en trompe-l’oeil

"Mais qui trompe qui, de l’oulipien Jacques Jouet ou du peintre aux cinq-mille portraits, Louis-léopold Boilly (1761-1845), dans cette lecture illusionniste du Trompe-l’œil aux pièces de monnaies sur le plateau d’un guéridon (1808-1814, Palais des beaux-arts, Lille) ? Car entre cet artiste "qui ne range pas ses affaires" et se représente en les éparpillant, et le poète dont la liberté ne s’exprime que sous la contrainte, il s’agit bien d’un "pacte poétique", une ruse toute en perspectives dans laquelle (…)

<i>Jules-Alexis Muenier</i>

1er janvier 2012

Jules-Alexis Muenier

"Dans cette ronde narrative joliment menée par Lucien Suel, l’écrivain a su capter l’importance originelle du regard dans la peinture, puissamment mise en œuvre dans La retraite de l’aumônier (1887) de Jules-Alexis Muenier, exposée au musée de Cambrai."

Laurent de La Hyre de Alain Madeleine-Perdrillat

1er janvier 2012

Laurent de La Hyre de Alain Madeleine-Perdrillat

"Alain Madeleine-Perdrillat met son érudition au service d’une peinture exposée au musée des beaux-arts d’Arras : La Mort des enfants de Béthel de Laurent de La Hyre. Le titre est incertain mais qu’importe, car si la scène apparaît étrangement paisible, c’est que La Hyre s’est attaché à peindre une "impression poétique" de la mort, seule représentation possible de son caractère inéluctable et mystérieux. (…)

Parlures(2) de Gilles Defacque

1er novembre 2011

Parlures(2) de Gilles Defacque

Depuis 2009, et la parution de Parlures (1), « entreprise poétique de publication des écritures de Gilles Defacque », il y a eu le tsunami, les expulsions de Roms, la tournée nationale de « Mignon Palace », autant de raisons pour reprendre le stylet et la plume. Mais surtout, surtout, il y a eu le musée des beaux-arts de Tourcoing, tout nouvellement rebaptisé MUba, qui a demandé à ce poète saltimbanque de mettre en scène une tout autre entreprise : une exposition consacrée à ses dessins, photos et (…)

Pensionnaire de Saraceni

1er octobre 2011

Pensionnaire de Saraceni

une lecture de Colette Nys-Mazure d’après l’œuvre du Pensionnaire de Saraceni
collection Ekphrasis -
Une révélation : ainsi apparut l’œuvre de cet émule anonyme du Caravage, le Pensionnaire de Saraceni, Le Reniement de saint Pierre (XVIIe siècle) à Colette Nys-Mazure, alors qu’elle déambulait dans les salles du musée de La Chartreuse à Douai. Elle s’immisce dans cette scène constitutive des Evangiles, « fascinée par ce dialogue à deux visages et quatre mains ». Elle reconnaît, dans l’effroi de saint (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.