Editions Alcyone

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Saintes cedex

La remontée du courant de Béatrice Marchal

1er novembre 2010

La remontée du courant de Béatrice Marchal

Pays de forêts
aux chemins bordés d’eaux
enfermant dans leur transparence
un tapis de feuilles bariolées
reste immarcescible du désir
***
Dans la contrainte et l’urgence
carreau après carreau
s’élargit l’ouvrage
sans brouillon possible
Progressivement ressortent des tracés
où se découvrent
les motifs
de la mosaïque
Extraits de La remontée du courant.

Sous la dictée de l'eau de Christian Monginot

1er novembre 2010

Sous la dictée de l’eau de Christian Monginot

Dédié à François Cheng, ce nouveau recueil de Christian Monginot comporte soixante-quatre poèmes, comme il l’écrit lui-même : "en écho au Livre des mutations", plus connu en occident sous le nom de Yi-King. Ce livre, à qui l’on a prêté plusieurs origines mais qui garde son mystère, a toujours fasciné car il se présente comme une sorte de "pattern" exhaustif du monde et de l’univers dans leurs constantes mutations progressives d’une polarité à l’autre (Ying/Yang). […]
Libre méditation et vagabondage (…)

Entouré d'eau de tous côtés

1er octobre 2010

Entouré d’eau de tous côtés

"Chaque jour, la mer et la phrase, même si elles s’entendent quelquefois pour tenter de s’enfuir ensemble et pour que les bordent un instant, ou les déclarent épuisées, le pâle promeneur qui ne dénoue qu’à la fin de ses détours les intrigues de leurs silences, et le narrateur à costume et lunettes noirs, qu’a-t-il donc à dissimuler ou à ne voir qu’à moitié, tout droit sorti d’un mauvais roman de cette couleur, qui partage avec le premier, tant ils se tiennent de près, un très trouble morceau (…)

Un seul coup d'aile dans le bleu

1er septembre 2010

Un seul coup d’aile dans le bleu

Fugue et variations.
Recueil qui se situe à la frontière entre poésie et aphorisme. Dans ce recueil Mathieu Gosztola nous donne à penser, mais aussi - o combien - à rêver, "à voir" comme le disait si bien Paul Eluard.
"Nous sommes dans le beau du temps pour en explorer tous les contours qui ne sont que les déclinaisons sensibles d’une certaine lumière à laquelle nous sommes sensibles comme à (…)

Le livre de la stupeur et du vertige

1er juin 2010

Le livre de la stupeur et du vertige

suivi de Autrement dit petite suite logosphérique
"1 - Un ange passe, un courant d’air, un oiseau du silence ; blanche sur page blanche, une plume est tombée qui pose sur les mots son masque d’écume et de vertige…"

La peau des étrécis de Guy Pique

1er juin 2010

La peau des étrécis de Guy Pique

"l’angoisse
ou comment prolonger
l’infini
que peau
se maintienne
à niveau
s’inscrive
dans le trait
l’horizon
l’écho à transmettre
comme témoin de l’inconnu
en hyperbole des corps"

Les contours du silence de Claude Haza

1er juin 2010

Les contours du silence de Claude Haza

"Le bonheur trouvé sous une feuille
en marchant vers l’inconnu est
resté captif depuis longtemps
dans une cour de l’enfance
devient une histoire de légendes
un récit composé au jour le jour
qui cherche à rejoindre la profondeur
et ne trouble dès lors presque plus"

L'épreuve des limites de Béatrice Marchal

1er avril 2010

L’épreuve des limites de Béatrice Marchal

"Pays de pluie
et d’éclaircies à travers la débandade
des nuages en maraude
Labours de mars
fécondés d’attentive attente
Terreau de résistance
Lointaine inentamée
jeunesse"

Portails de Charentes

1er avril 2010

Portails de Charentes

"Le chemin descend de loin par les lacs les bois les prés
puis remonte en nostalgie du Limousin…"

Non Ora de Sylvie Le Scouarnec

1er mars 2010

Non Ora de Sylvie Le Scouarnec

"Sa barque glisse sur les eaux endormies
elle renaît de la chute douloureuse
qui ouvre sa plaie à la lumière
des lambeaux de son corps élimé
par les empreintes de l’hiver
dans l’âtre sans paroles sans vie"

Poème
de l’instant

Claude Michel Cluny

Odes Profanes

Tout déjà était en toi
même l’âpre saveur des paroles des morts
Avec sur ta bouche close
leur goût d’indicible sel.
Mais empare-toi de l’absence et ose
Va avance aveugle et seul
Toute flèche aime sa cible.
L’enfance le sait qui, libre
(habiter Nulle Part est le plus sûr)
déchire sans innocence
son invisible futur.

Claude Michel Cluny, Odes Profanes, Éditions de la Différence, 1989.