Editions Alcyone

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Saintes cedex

La traversée du silence d'Eric Chassefière

1er septembre 2012

La traversée du silence d’Eric Chassefière

"Dans le bruit de la mer
Arrivé par la nuit épluché le ciel
aux écorces successives de brume
atterri dans une chair rougeâtre
sous la paupière fermée du corps…"

Ephémères d'un passant

1er septembre 2012

Ephémères d’un passant

"Nuit noire. Tout est encore ouvert. Entends-tu ? Tout. Plus tard le soleil créera les ombres. Les futurs emprunteront la voie unique. Celle qui nous oubliera en route. Tellement occupée à ses glissières de sécurité bien huilées. Mais avant le chant du coq je respire. Libre et neuf. Sans aucun grincement à l’âme. Debout…."

L'impatience du tilleul de Geneviève Bertrand

1er septembre 2012

L’impatience du tilleul de Geneviève Bertrand

A l’orient de la marche cette terre
Consanguine
Racinaire
Elle me contient
Sous mes pas son empreinte
Son reflet sous mes paupières
Lieu sacré échappé à toute géographie
Nid d’aigle en un repli Cévenol
La Combe
A l’ombre du tilleul ancestral
ma vie
Elle est cheminement confié à l’ange
devenu
feuillage

Fragmentaire d'Olivier Bastide

1er juin 2012

Fragmentaire d’Olivier Bastide

"Là, vient l’espérance du vent, la douleur évadée de nos ventres. Les meurtrissures sont permises par le soleil levé. La lumière enracine à l’horizon."

Rejoints par la lumière suivi de Les marches de Josette Ségura

1er juin 2012

Rejoints par la lumière suivi de Les marches de Josette Ségura

"Quelques mots
Quelques mots
à côté du réel sombre,
ils ne sont
que ce que l’on frôle
du bout des doigts de la pensée,
des fleurs de souffle,
un jour
ils se rassembleront dans une voix."

Déseamos ver la luz/ Nous voulons voir la lumière

1er juin 2012

Déseamos ver la luz/ Nous voulons voir la lumière

Traduit de l’espagnol (Pérou) par Max Alhau
Un
La sensation de l’eau qui tombe, le vide qui imprime ses couleurs, la mort, l’autre versant de ton ombre, l’autre, le bruit qui se cache parmi tes vieux vêtements, là-bas, au loin, dans le champ qui s’ouvre, sur les dunes, sur ces marches sombres, dans cette phrase qu’il te faut prononcer, le souvenir, la branche que fouette le vent, les yeux qui dorment désespérément au centre de la (…)

Le sud du soleil

1er mai 2012

Le sud du soleil

"Au bout du chemin de sable le soleil se couche rouge et doré. Trois chevreuils en brodure du champ remuent les oreilles et respirent la poussière ocre du soir. Quelques pins attentifs observent la scène depuis bien des années. Des oies sauvages dans l’or et le sang retournent à la terre rousse de l’automne et au nid creux.
La nuit ne va pas tarder.
(Landes)"

Hommage à cette ville qui suit Boire ses amants sable et vent de Gaston Marty

1er mai 2012

Hommage à cette ville qui suit Boire ses amants sable et vent de Gaston Marty

"J’eus le droit de me croire porteur d’ignorance
fortune de naître lumière et vent…"

A la fenêtre sans rideaux

1er mars 2012

A la fenêtre sans rideaux

La fenêtre sans rideaux devant laquelle se tient un enfant qui a vieilli donne, avec son dénuement, sa transparence, sur un temps désorienté, passé-présent passant dans l’immobilité silencieuse des souvenirs. Vivre-écrire à la fin n’est-ce pas se regarder au-delà de la page (de son corps, de sa rue, de sa maison, de l’amour…) dans un visage où les rides ne vont tarder à disparaître ?

Mines de rien de Michel Cazenave

1er février 2012

Mines de rien de Michel Cazenave

(Collection Athéna)
“ L’oeuvre immense de Michel Cazenave est l’une des pierres d’angle de l’âge qui
vient. Elle comporte pas moins de 10 romans, une vingtaine d’essais, de nombreux
recueils de poèmes, plusieurs pièces de théâtre, 5 anthologies, etc. Il fut le maître
d’oeuvre de nombreux ouvrages collectifs et l’organisateur de colloques qui firent
date (comme l’illustre et fondateur Colloque de Cordoue pour France-Culture).
Mines de rien constitue un ensemble de réflexions sur la condition humaine - (…)

Poème
de l’instant

Leconte de Lisle

Midi

Homme, si, le cœur plein de joie ou d’amertume,
Tu passais vers midi dans les champs radieux,
Fuis ! la Nature est vide et le Soleil consume :
Rien n’est vivant ici, rien n’est triste ou joyeux.

Mais si, désabusé des larmes et du rire,
Altéré de l’oubli de ce monde agité,
Tu veux, ne sachant plus pardonner ou maudire,
Goûter une suprême et morne volupté,

Viens ! Le Soleil te parle en paroles sublimes ;
Dans sa flamme implacable absorbe-toi sans fin ;
Et retourne à pas lents vers les cités infimes,
Le cœur trempé sept fois dans le Néant divin.

Leconte de Lisle, 1818-1894, « Midi », Poésies antiques, 1852.