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Saintes cedex

Eclats d'ombre et de lumière

1er août 2018

Eclats d’ombre et de lumière

“Dans Eclats d’ombre et de lumière, comme dans tous mes recueils, j’entraîne le lecteur au gré de mes cheminements, découvertes et inspirations, dans l’espace et dans le temps (…).
Dans ce recueil naît une réflexion sous-jacente sur la diversité des croyances et des civilisations, la curiosité qu’elles suscitent, les influences qu’elles exercent les unes sur les autres, dans des courants de pensée qui les enrichissent. Une spiritualité humaniste s’exprime au fil des pages et la nature, quant à elle, avec (…)

Gardiens de lumière

1er février 2017

Gardiens de lumière

Les thèmes du Jour et de la nuit comme instants vécus dans la réalité vivante aussi bien dans la lumière de la connaissance que dans l’enfermement de l’obscur apparaissent ici comme lieux privilégiés du poème.
Dans ce vingt-et-unième siècle bouleversé, Monique W. Labidoire consent à porter le flambeau et garder une lumière d’espérance. Cette flamme n’échappe ni à la nostalgie, ni à la mélancolie dans une mémoire où l’absence et la présence sont toujours les matériaux du poème et le rythme du chant.
Avec ce (…)

Romencero gitano / Romances gitanes de Frederico Garcia Lorca

1er février 2017

Romencero gitano / Romances gitanes de Frederico Garcia Lorca

Traduction nouvelle de l’espagnol par Michel Host. Prix Goncourt 1986.
Restituer la mélodie, les rythmes, les battements du cœur, la froideur géométrique, les clartés et les ténèbres de F.G. Lorca, en cherchant à préserver ce furtif duende gitan et andalou qui est toute son âme, c’est ce qu’a tenté Michel Host dans cette traduction nouvelle du Romancero Gitano.
(…)
Des brises de roseaux mouillés
et la rumeur de voix anciennes
résonnaient au travers de l’arc
brisé du mitan de la nuit.
Les bœufs et (…)

La voix levée de Léon Bralda

1er janvier 2017

La voix levée de Léon Bralda

Il est des saisons qui durent à jamais dans l’enchevêtrement des désirs et des rêves… des saisons qui reviennent inexorablement aux lèvres du poète. La voix levée : un chant qui porte au sud, en terre-mère, en ce lieu où l’enfance a frayé. Parmi les vignes et les vergers, au pied des grands immeubles, l’enfant fait cicatrice de tout ce qui advient et le poète, dédiant ce recueil à sa fille, écrit :
" Je garde en moi cette voie souveraine où les tours ont gravi l’ombre du souvenir, où les passants ont un (…)

Solstice du silence

1er janvier 2017

Solstice du silence

En ces temps assourdissants, s’ouvrir au silence. A sa profondeur, ses variations, ses impasses, ses éclairs. A ses ombres, ses miroirs, son mystère. A ses graines. « Chaque atome de silence / est la chance d’un fruit mûr » (Valéry). S’il glace parfois, sentir aussi qu’il pénètre le corps, épure la pensée, amplifie le souffle, accueille l’intensité de l’instant, lave les mots de leur poussière. Ainsi traversée, écouter le soir, rassembler ce qui reste, ce qui éclaire encore, ébauche un chemin : éclats de (…)

Tryptique

1er décembre 2016

Tryptique

La voix s’enfonce dans le pays lointain
des démarcations d’oiseaux
atteignent les rivages de la neige
leurs pas laissent des traces
sur le givre encore indécis
C’est comme une langue étrangère
cet étonnement blanc
réappris
après tant de luttes sauvages
de lentes émergences
de continents tombés dans la mer
il y a cet isthme
cette embouchure
cette convergence des silences
cet embrasement des cerisiers
dans l’air vivant du matin.
Silvaine Arabo (extrait de Tryptique)
© Editions Alcyone et (…)

Le flou du monde de Claude Haza

1er novembre 2016

Le flou du monde de Claude Haza

"Le soir écrase les collines. La lumière rehausse un fragment de ciel. L’ambiance persiste du clair au sombre. Mais que puis-je traduire de l’union entre le jour et l’ombre ? Dans une heure il ne restera qu’un éclat de teinte étouffée par la nuit. Je regarderai mourir les braises du déclin. J’éprouverai quelque peine ou quelque chose comme une plainte devant un nouvel abandon. Maintenant la masse des arbres se fige. Me revient l’image d’un paysage encore plus vulnérable."
Poèmes extraits de Le flou (…)

Appel du large de Rome Deguergue

1er novembre 2016

Appel du large de Rome Deguergue

Soir de dune
Illumination
Aveuglement
À cette heure, mon voyage aux algues brûlées
parmi les déferlantes s’échappe en fumerolles.
Au bord de l’horizocéan plane l’aile du goéland.
Prime chant – cahiers et rouleaux – flûte de Koma.
Cette nuit la lune répand une bien étrange lueur.
L’air vibre encore de la chaleur de sa propre nature.
Toute la nuit à contempler le ciel : A n d e n k e n
dans la douce absence du (…)

Nuages en bas de page de Jacquy Joguet

1er novembre 2016

Nuages en bas de page de Jacquy Joguet

La mare ne dévoile que l’angle de sa surface, elle excelle dans un jeu de miroirs rempli de couleurs claires, front pur dans une main blanche. On sort de la nuit avec ceux qui s’éveillent, remuent sous la terre après un long sommeil. Quelques pensées pour les rejoindre et se serrer contre eux dans cette lente mobilité d’une journée naissante.
*
Le vent, les bruits sombres de sa gorge, la rage de ses (…)

Petits poèmes du jour et de la nuit

1er octobre 2016

Petits poèmes du jour et de la nuit

Le jour est né d’un arbre en fleurs Celui qui retient le ciel juste au dessus de la colline Tous les pétales sont tombés en pluie comme des graines de lumière pour ensemencer la nuit.
**
Gribouillis

des branches nues
sur le ciel gris
Marcher la tête en l’air (…)

Poème
de l’instant

Je suis la fille du baobab brûlé

Elle a une main dans la main du désir
Nous ramons en haute mer
Les eaux suffoquées cassées
Masses pendues aux os tendres
Où je meurs dialogue des corps
Le voyage est infini sur les routes de lumière
Le vin des amants est un baiser mortel

Au chant de la bien-aimée
Un soupir rend l’éternité
Mêlant l’anatomie des sens
Notre histoire refuse la chronique des héros
Le sexe humide du poème
Nourrit l’espérance du monde
Nous arriverons ensemble
Nous cheminerons ensemble
Nous partirons ensemble
Au contrepoint de la terre

Ce qui n’est à personne est à moi
J’embrasse le crépuscule d’eau
Je suis debout au flanc des nuages
Je respire l’air frais du soir
Tant qu’il y aura une étoile
Je brillerai avec ma chanson
Et je chanterai à voix de tête

Rodney Saint-Éloi, Je suis la fille du baobab brûlé, « Elle a une main dans la main du désir », Mémoire d’encrier, 2015.