Édition 2015
Du 7 au 22 mars 2015

Édition 2015
L'Insurrection

Fait de langue, la poésie est aussi, et peut-être d’abord, « une manière d’être, d’habiter, de s’habiter » comme le disait Georges Perros.
Parole levée, vent debout ou chant intérieur, elle manifeste dans la cité une objection radicale et obstinée à tout ce qui diminue l’homme, elle oppose aux vains prestiges du paraître, de l’avoir et du pouvoir, le vœu d’une vie intense et insoumise.
Elle est une insurrection de la conscience contre tout ce qui enjoint, simplifie, limite et décourage. Même rebelle, son principe, disait Julien Gracq, est le « sentiment du oui ».
Elle invite à prendre feu.

Jean-Pierre Siméon

Le parrain

Le parrain

Poème
de l’instant

Christian Morgenstern

« Nouvelles créatures proposées à la nature »

« Nouvelles créatures proposées à la nature »

L’oiseau-bœuf
Le dromadaire palmé
Le lion luisant
La roucouleuvre
Le hibou de manchon
Le cachalair
La punaise tentaculaire
Le taureau à sonnette
Le bœuf-paon
Le renard-garou
Le gentignol
Le pinson-scie
Le carlin d’eau douce
Le rat de vin
L’engouletempête
Le ver de ciel
Le chameau-épic
Le rhinocétalon
L’œillet-dinde de Noël
L’hommefeuille

Christian Morgenstern, Les chansons du Gibet, Die Galdenlieder, traduit de l’allemand par Jacques Busse, Les Cahiers Obsidiane, 1982.

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