Édition 2007
Du 5 au 18 mars 2007

Édition 2007
Lettera Amorosa, le poème d'amour

« Sur la lancée des éditions précédentes qui ont consacré le retour de la poésie dans l’espace public, le 9e Printemps des Poètes sera encore et toujours l’occasion de faire partager au plus vaste public le plaisir du poème. Un seul but à notre entreprise : que les poèmes passent de main en main, s’affichent sur les murs des villes, se lisent, s’écrivent, se disent, se chantent. La poésie, plus que jamais, vivante ! (…)

Le dénominateur commun de l’édition 2007 sera le poème d’amour. Des textes inédits de grands poètes français ou étrangers, tels Marie-Claire Bancquart, Tahar Ben Jelloun, Charles Juliet, Anise Koltz, Jean-Michel Maulpoix, Jean-Claude Pirotte, Lionel Ray, Jacques Roubaud, Zoé Valdès, Franck Venaille, ainsi que les grands poèmes d’amour du répertoire classique seront téléchargeables sur le site internet. (…)

De grands artistes parrainent cette 9e édition, notamment lors de la soirée de lancement au Théâtre de l’Odéon à Paris, le 5 mars, au cours de laquelle Laurent Terzieff, Robin Renucci, Léonie Simaga, Isabelle Carré, Charles Berling diront de grands textes du répertoire poétique amoureux ; d’autres rendez-vous accueilleront Carolyn Carlson, Jacques Bonnaffé, … Le Printemps des Poètes organise également une tournée française de poètes arméniens (dans le cadre de l’année de l’Arménie) ainsi que de poètes du Bahreïn. Le Printemps des Poètes proposera aussi de découvrir cette année les liens entre poésie et langue des signes, dans le cadre de « Silence poésie », un ensemble de manifestations accessibles aux personnes sourdes et malentendantes.

Par ailleurs, Le Printemps des Poètes participe pleinement à la commémoration du centenaire de la naissance de René Char (Lettera amorosa est le titre d’un de ses poèmes) et aux manifestations qu’elle suscitera, notamment à une soirée Thema sur Arte le 9 mars. Une page spéciale René Char est ouverte sur le site du Printemps des Poètes. »

Extraits du communiqué de presse

Poème
de l’instant

Chanson de l’enfance

Lorsque l’enfant était enfant,
il marchait les bras ballants,
il voulait que le ruisseau soit une rivière.
Et la rivière, un fleuve.
Que cette flaque soit la mer.

Lorsque l’enfant était enfant,
Il ne savait pas qu’il était enfant.
Tout pour lui avait une âme
et toutes les âmes n’en faisaient qu’ une.

Peter Handke, « Chanson de l’enfance ».

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