Eclats, rançon de Jean-Pierre Faye

Eclats, rançon de Jean-Pierre Faye

"peinture fait violence et agrandit la salle
elle ricoche aux quatre murs et aux angles
mais elle s’est mise à genoux devant le non-vu
. elle brûle couleurs et espace au creuset du corps
le creuset la creuse à la flamme et au rouge
car elle a ouvert son corps à la lumière furie
. elle est heureuse de peindre rouge la nuit
et elle sait qu’elle aime le toucher et le voir
mais il aime en elle brûler à même corps
. et contour ou pensée et chair. et la nuit
qui éclate en forme de danse ou sommeil"

Paru le 1er avril 2007

Éditeur : La Différence

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Jacques Ancet

La dernière phrase

Il n’y a ni drame ni déchirure.
On dirait dans le jour un infime
vertige. Rien ne change mais tout
vacille. ce qu’on voit, on le voit
comme s’il venait de s’absenter
et que chaque objet portait encore
une trace de ce qui s’éloigne.
Un peu de chaleur avant le froid.
Une attente qui n’attend plus rien.

Jacques Ancet, La dernière phrase, Frontispice de Paul Hickin, Éditions Lettres vives, 2004.