Docks

DOC(K)S, « revue » fondée en 1976 par Julien Blaine et dirigée depuis 1990 par Akenaton est un objet qui n’a pas de squelette mais de la viande : chaque numéro diffère de tous les autres sinon par cette volonté de laisser libre l ’horizon. Le nombre des contributions reçues entre deux
numéros (300) et les modalités artisanales d’une production effectuée de A à Z par deux poètes (Philippe Castellin + Jean Torregrosa = Akenaton) font qu’il est bon de s’informer sur DOC(K)S avant d’envoyer des textes…
Probablement la plus grande et ancienne revue de poésie expérimentale, française d’origine mais inscrite dans un réseau international accru depuis 1997 par la fondation d’un site intemet
(DOC(K)S_ON_LINE) qui fait référence quant à l’actualité des poésies expérimentales« in the world ».
Les numéros la plupart du temps thématiques, souvent doubles triples ou quadruples sont depuis 1996 systématiquement doublés par des CD Rom ou des DVD et par la mise en ligne des objets reçus. C’est ainsi que DOC(K)S entend s’affirmer comme « dispositif trans-media » en poursuivant l’exploration et l’analyse des effets liés à l’explosion de l’informatique et des nouveaux supports.

Editions de poésie contemporaine
Editions sonores
Livres d’artistes
Revue de poésie

Type de livres
Consucollé avec illustrations - offset

Année de création : 1976

Nombre de parutions par an : 3

Tirage moyen  : 700 ex.

Auteurs phares : Bernard Heidsieck, Julien Blaine, Ph. Castellin, Pierre Garnier, Franco Beltrametti…

Contact

Fonds repris par Al Dante
Les Grands Terrains - 8, rue Vian

13000

Marseille

"THEORIE(s)_DOC(K)S"

1er octobre 2006

"THEORIE(s)_DOC(K)S"

1/Poésie & corps & voix & gestes, &tc.
2/ Poésie & réseau : une relation internationale.
3/ Poésie & machines & nouveaux medias.
4/ L’esprit libertaire & l’essai de destruction des monothéismes.
5/ Poésie & Arts (arts plastiques, musiques, théâtre, architectures….)
DVD : autoportraits théoriques - 120’

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.