Dix mille vies du poète coréen Ko Un

Dix mille vies du poète coréen Ko Un

Traduit du coréen par Ye Young Chung et Laurent Zimmermann
Avant-propos de Michel Deguy
Collection l’Extrême contemporain

Après Dix mille vies (Belin 2008), Ko Un nous livre un nouveau recueil de 71 poèmes dans lequel il continue de tisser les liens entre sagesse orientale et culture occidentale. « Cela ressemble à des chuchotements plutôt qu’à des cris ou des chants qu’on fredonne », écrit Ko Un dans sa Préface à propos de ces poèmes qui sont en effet d’une écriture plus évocatrice qu’appuyée. Le recueil a été écrit dans une sorte de jaillissement après un an de silence succédant à une ascension dans l’Himalaya qui éprouva lourdement la santé de Ko Un. Sur un fond toujours présent de conscience historique et politique, Ko Un peint une succession de tableaux tantôt violents, tantôt d’une grande douceur, tous marqués par la
présence de la nature et des couleurs, avec beaucoup de réminiscences enfantines.
Il s’agit de la première traduction de ce titre dans une langue européenne.

LE PLUS GRAND POÈTE CORÉEN
L’auteur : Ko Un, né en 1933, est le plus célèbre des poètes et écrivains sud-coréens (plus de 130 volumes de poèmes, essais et fictions). Il a grandi sous l’occupation japonaise et fut fortement marqué par les massacres de la guerre de Corée (1950-1953). Entré dans les ordres bouddhistes en 1952, il en sort une dizaine d’années plus tard pour se consacrer pleinement à sa carrière de poète. Militant actif contre la dictature et les injustices sociales, il
a été emprisonné à plusieurs reprises. Ko Un, traduit en plus de 10 langues, dont l’anglais, le français et l’allemand, est un des lauréats probables du Prix Nobel de Littérature dans les années à venir. Sa poésie est très accessible, sans hermétisme et très évocatrice.

Paru le 1er janvier 2008

Éditeur : Belin/ Po&sie

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Liliane Wouters

Le billet de Pascal

Peut-être, quand je m’en irai,
reviendra-t-il une dernière fois
s’assoir auprès de moi
pour me dire « Allons, prends courage »
et me souffler mon nom secret
me dévoiler mon vrai visage
me dire qui j’étais.

Le billet de Pascal, Éditions Phi, 2000.