Constantin Kaïteris

Né à Paris avec le français comme langue maternelle et le grec comme langue paternelle. A étudié des langues et des littératures plus ou moins orientales, enseigné le français (aussi comme langue étrangère) et travaillé à sa diffusion à Addis Abeba, Alexandrie, Athènes, en Albanie et Seine-Saint-Denis. Il s’efforce de manier le langage et les formes pour aboutir à des textes qui soient en équilibre entre une ironie lyrique distanciée devant l’histoire personnelle et l’Histoire collective, un goût pour le temps et l’espace, la contrainte, les jeux de langues, les photographies réelles ou imaginaires, le baroque, les formes courtes (haïku, proverbes) ou longues (pseudo élégies, épopées discrète). Il considère la traduction, qu’il pratique, comme une écriture personnelle sous contrainte et essaie de rendre un peu plus étrangère sa langue maternelle et de lui donner du tempo.

Extrait

SOLSTICE PASSÉ TÔT RUE MOUFFETARD

Limite fluide et pâle qui sépare
le très tard du trop tôt
vers le lever tiède du soleil traversant
Paris traits tirés façades encore pincées,
suffisamment tétanisé de fatigue
pour décliner le grain de mica du trottoir,
le jaune gingembre d’une affiche en lambeaux
le défaut de l’émail à l’œil de l’horloge.
Et sans autres témoins de la beauté
doucement évidée de ce silence,
je croise le regard d’un chat
en noir et blanc et en muet sur une poubelle
en prenant le poignet fragile de la rue Mouffetard.

« Rue désert d’un instant, entre-temps du sommeil »

rue Mouffetard, Paris, le 28 juin 1971

Éclats différés du temps, Voix d’encre, 2006

Bibliographie

  • Alice et Ulysse vont en bateau, Éditions Lanskine, 2015.
  • Trois villes des commencements, Éditions Les Arêtes, 2015.
  • Trois jardins capitaux, Éditions les Arêtes, 2014.
  • De la tête aux pieds et des pieds à la tête, Éditions Corps puce, 2014.
  • Un jardin sur le bout de la langue, Éditions Motus, 2014.
  • Héroïnes, Éditions des Vanneaux, 2012.
  • Les Zanimaux Zétonnants, Éditions Corps Puce, 2009.
  • L’enchantement du démon, Éditions L’Archange-Minotaure, 2006.
  • Eclats différés du temps, Éditions Voix d’encre, 2006.
  • A/Z ou les aventures tumultueuses et passionnées d’Anna-Lise Zénana, K éditons, 2005.
  • Le déroulement de l’ange, Éditions L’Archange-Minotaure, 2005.
  • Dans la conjonction des regards, Éditions L’Arbre à paroles, 2004.
  • Impressions d’Afrique fantôme, Éditions L’Arbre à paroles, 2003.
  • Les Pommes politiques, Éditions VR/SO, 1993.
  • Etat des lieux, Éditions Saint Germain des Prés, 1983.
  • Prière de tenir la main courante suivi Instruction pratiques pour les premiers secours, Éditions Saint Germain des Prés, 1982.

Publications collectives :

  • Il faudra qu’un jour je me coupe les doigts, Éditions Voix d’encre, 2000.
  • Iles où le vent nous mène, 2007.
  • Au-dessus de la nuit d’encre des mots, Éditions Voix d’encre, 2009.

Des publications en revue entre autres dans :

  • Voix d’encre n°12,18, 29
  • Le Mâche-Laurier n° 5, 10, 22
  • Sapriphage, hiver 1998
  • Digraphe, mai 1998,
  • Maison Atrides & Cie, juin 1997
  • Boxon 14, été 2003
  • De l’Autre côté du mur, juin 1998
  • Bacchanales
  • Ficelle n°23, 24, 69
  • Le Nouveau recueil n° 79
  • Décharge n° 142,

Publications en ligne :

  • Poézibao
  • Revue Secousse n°1

Contes :

  • Contes d’Ethiopie, Présence africaine, 1999.
  • Le roi qui écoutait des histoires et autres contes d’Ethiopie, 2009.

Autres ouvrages :

  • dictionnaire grec-français, Éditions Kauffmann, 2002.
  • Amharique express, Éditions du Dauphin, 2009.

Traductions du grec moderne :

  • L’Air de Figaro, Yannis Skaribas, Éditions Hatier, collection Confluence, 1995.
  • Dans la maison de mon ennemi, Nikos Houliaras, Éditions Hatier, coll. Confluence, 1996.
  • Amour, amour, Andreas Embiricos, Éditions L’Harmattan, coll. Levée d’ancre, 2007.

Traductions en revue :
d’Odysseas Elytis, Nikos Engonopoulos, Nanos Valaoritis