Claire Fourier

Claire Fourier est né à la point du Nord Finistère, à Ploudalmézeau. Diplômée d’Histoire et de l’école Nationale Supérieure des Bibliothèques. Elle a été professeur de lettres et bibliothécaire, un temps assistante de l’écrivain Henri Pollès. En 1987, elle montre le manuscrit en cour de Ce que dit le vent d’Ouest à Maurice Blanchot qui exprime aussitôt son bonheur de lire le texte "dans ce qu’il a de libre" et range l’auteur aux cotés de Louise Labbé, de madame de Sévigné.
Bernard Nöel écrit qu’elle a inventé, selon la formule de Rimbaud, de l’âme pour l’âme, ajoutant " Bonheur d’écriture qualifie une expression si adéquate à son propos que , charmé par sa jeunesse, le lecteur en éprouve un ravissement.
Claire Fourier se lie avec Charles Juliet, avec Pierre Sipriot qui confie que Métro Ciel lui a rendu le goût de la littérature et de la vie et qui fait publier Je vais tuer mon mari…
Sensible à l’esprit et à la forme du haïku, Claire Fourier a publié deux recueils correspondant à l’été et à l’automne. Sous le pseudonyme de Béatrice Clairhell, elle a écrit un texte à la fois sensuel et poétique Saint-Amour ou les vignes du rêve.
Ses livres, qui nouent l’introspection à la narration dans un souci de rigueur poétique, entrent difficilement dans un genre défini ; c’est pour la commodité qu’il faut les appeler tantôt romans, récits, essais, poèmes.

"Qu’est ce que je cherche à dire ? L’état central fluctuant qui est le nôtre, les idées folles, les idées sages qui nous assaillent et nous déstabilisent, l’impermanence permanente, les besoins profonds sous les désirs passagers, - les ricochets de l’âme sur l’eau du temps".

Extrait

Extraits de Tâches de rousseur. Haïku d’automne

Craquant sous mes pas
le soleil d’automne
est éblouissant

Quant l’automne est là
et que la nuit tombe
quelle philisophie !

Cinq coquilles poêlées
pas besoin d’aller à Compostelle
pour rencontrer Dieu !

Carillon d’automne
tout seul à me faire du gringue
ô la loi du temps

Tant d’heures de travail
pour faire résonner trois lignes
mon Dieu quelle folie

Bibliographie

  • Jours écrits, haïku qui n’en sont plus, Éditions Jean-Paul Rocher, 2008.
  • Saint-amour ou les vignes du rêve, édition revue et augmentée, Éditions Jean-Paul Rocher, 2008.
  • A contre-jour(nal). En filant le temps, 1er novembre 2004-31 octobre 2005, Éditions Jean-Paul Rocher, 2006.
  • Tâches de rousseur, Haïku d’automne, Éditions Jean-Paul Rocher, 2006.
  • Saint-Amour ou les Vignes du rêve, Éditions Jean-Paul Rocher, 2005.
  • Le temps de le dire, haïku d’été, Éditions Jean-Paul Rocher, 2004.
  • Au clair de la solitude, Éditions Jean-Paul Rocher, 2004.
  • C’est de fatigue que se ferment les yeux de femmes, Éditions Bartillat, 2002.
  • Bernard Noël ou Achille immobile à grands pas, suivi de Nonoléon de Bernard Noël, Éditions Jean-Paul Rocher, 2002.
  • Plus marine que la mer, Éditions Jean-Paul Rocher, (réédition Le Serpent à plumes, 2004) 2001.
  • RC4, Route du Sang, Éditions l’Atelier des Brisants, (réédition Jean-Paul Rocher en 2004), 2000.
  • L’amante océane, Éditions Jean-Paul Rocher, 1999.
  • La Trace, Éditions Bartillat, 1999.
  • Ce que dit le vent d’Ouest, Éditions Jean-Paul Rocher, 1998.
  • Je vais tuer mon mari, Éditions Bartillat, 1997.
  • Métro Ciel, suivi de Vague conjugale, Éditions Actes sud, 1996.

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