Cheyne

En toute indépendance

Depuis 1980, Cheyne éditeur publie de la littérature contemporaine avec le double souci de faire connaître de nouveaux écrivains et poètes, et d’accompagner l’oeuvre de ceux qu’il a découverts. Vitalité et fidélité qu’a révélées, au fil ans, la création de six collections, toutes témoins de l’exigence de la maison et de son ouverture aux préoccupations de notre temps.
Dans le panorama de l’édition française, Cheyne fait entendre, à travers des oeuvres maintenant reconnues, une tonalité poétique singulière, où l’expression d’une expérience intérieure rejoint volontiers le questionnement.
Une diffusion indépendante auprès de libraires fidèles, un partenariat régulier avec les bibliothèques et de nombreuses lectures publiques, montrent la volonté de Cheyne d’aller sans cesse, et librement, à la rencontre des lecteurs.

Edition de poésie

Poésie contemporaine

Collection de poésie étrangère

Editions sonores

Collection de poésie pour la jeunesse

Livres d’artistes

Revue de poésie

Type de livres :
broché, illustré avec gravures

Mode de diffusion, de distribution
Nous-mêmes, livres vendus en librairies

Année de création : 1980

Nombre de parutions par an : 12

Tirage moyen : 1000

Auteurs phares  : Jean-Pierre Siméon, Jean-Marie Barnaud, Pascal Riou

Accepte de recevoir des manuscrits : que les bons !!

Editeur  : Jean-François Manier
Tél : 04 71 59 76 46
email : cheyne-editeur@wanadoo.fr

Contact

Au bois de Chaumette

07320

Devesset

Etats provisoires du poème XIII - Le vent des caraïbes autour d'Aimé Césaire

1er septembre 2013

Etats provisoires du poème XIII - Le vent des caraïbes autour d’Aimé Césaire

Mimi Barthélémy, Bruno Doucey, Tanella Boni, Sophie Bourel, Ananda Devi, Daniel Maximin, Mariette Navarro, Ernest Pépin, Antoine Wauters.
Où l’on voit que le grand vent que Césaire
a fait souffler sur notre littérature
n’a pas fini de faire sentir son effet.

Dans ma maison de Simon Martin

1er avril 2013

Dans ma maison de Simon Martin

images de Jacques Bibonne
"Ma maison
nous habite
Elle est en nous
comme nous en elle"

NGC 224 d'Ito Naga

1er avril 2013

NGC 224 d’Ito Naga

Depuis Je sais, son premier livre, on connaît la manière subtile d’Ito Naga, son art de débusquer sous l’apparence ordinaire de l’évidence, cet entrelacs de sens et de correspondances secrètes que cachent l’événement infime et l’instant banal.
Voilà qu’aujourd’hui, l’astrophysicien qu’il est aussi, nous invite à sa façon toujours enjouée, à partager son regard sur ces lois aussi exactes que mystérieuses qui régissent la grande demeure universelle. C’est bien sûr au rebours du discours savant et de l’exposé (…)

Aucune chanson n'est douce

1er avril 2013

Aucune chanson n’est douce

Ce livre de Danielle Bassez, son sixième dans la collection Grands Fonds, présente un nouvel aperçu de la fresque familiale que tisse peu à peu cette oeuvre.
La mémoire est ici au travail : c’est elle qui ranime, chez le narrateur, le regard de l’enfant qu’il fut, elle qui l’autorise maintenant à mettre en scène les acteurs, les lieux et les drames d’une enfance comme une longue blessure. Dans ce tableau domine la figure de la "belle-mère" que l’enfant impitoyable observe, dont il subit l’autorité, (…)

En qui n'oublie, de Jacques Vandenschrick

1er mars 2013

En qui n’oublie, de Jacques Vandenschrick

Que cherchons-nous, taiseux amants
de février, perdus, ensauvagés dans
l’ombre de quelques arbres, découpée
sur la nuit ? Des paroles ? Ou des images
soudain rejaillies d’un mur du cime-
tière carme, tels en été, les martinets
cisaillent le crépuscule ?

SABLES, de Paul Laborde

1er mars 2013

SABLES, de Paul Laborde

il n’osait pas marcher pieds nus et son visage le brûlait
il voulait se panser de mots mais
ils sont comme le sel sur
la plaie
aucun mot ne saurait calmer le visage qui brûle

Passant L'été

1er janvier 2013

Passant L’été

C’est quand il commence à pleuvoir que la plage reprend des couleurs. On découvre que les corps en pillaient la matière. Ils n’en laissaient qu’un contour fait de boutiques de souvenirs et de résidences lasses. D’odeurs de frites et de crèmes bon marché. Et tout à coup, on est ému.

Etats provisoires du poème

1er octobre 2012

Etats provisoires du poème

Le poète et la chose publique.
Hommage à Jean Vilar
Olivier Barbarant
Marie-Claude Char
Francis Combes
David Dumortier
Marie Etienne
Charles Juliet
Michel Lioure
J. F. Manier
Christian Olivier
E. Ernest Pignon-Ernest
Robin Renucci
Jacques Roubaud
Christian Schiaretti
Jean-Pierre Siméon
André Velter

Restes du jour de Lucio Mariani

1er septembre 2012

Restes du jour de Lucio Mariani

Traduit de l’italien par Jean-Baptiste Para, collection "D’une voix l’autre"
"Se non si può tentare più avventura né fabbricare a mano altri ricordi forse l’unica, vera impresa umana consisterà nell’ignorare il tempo senza rispetto e voltate le spalle, resistere nel sogno.
Si l’on ne peut plus risquer d’aventure ni fabriquer à la main de nouveaux souvenirs le seul et véritable exploit humain consistera peut-être à ignorer le temps sans respect et le dos tourné, à résister dans le songe."
Lucio MARIANI (…)

Cellule de Thanassis Hatzopoulos

1er septembre 2012

Cellule de Thanassis Hatzopoulos

Traduit du grec par Alexandre Zotos, en collaboration avec Louis Martinez
ΕΞΟΔΟΣ Κι εἶναι καλύτερα ἀπ’ τὸν Παράδεισο Νὰ βγαίνεις Μὲ τὴ γνώση καὶ διπλωμένες τὶς φτεροῦγες Γιὰ κεῖ ὅπου τεκταίνονται οἱ ἀδικίες Τὰ κρίματα, τὰ πλημμελήματα Οἱ φόνοι Ἡ ἀπομάγευση τοῦ κόσμου
Sortie Et mieux vaut sortir Du Paradis Fort de la connaissance et les ailes repliées Pour aller là où s’ourdissent les torts Les fautes, les délits Les crimes Où se défait la magie du monde
Thanassis HATZOPOULOS Né à Aliveri (Eubée, Grèce) en 1961. Poète et traducteur, pédopsychiatre et (…)

Poème
de l’instant

Autoportrait d’un autre

IL S’ÉTAIT TRESSÉ un masque de fougères qui, le matin même, était encore vert. À présent il était devenu sec et cassant, pauvre armure désormais incapable de le cacher. Les oiseaux plongeaient comme des poignards dans la succion des vagues. Il se rappelait l’accélération de la chute, l’écriture de l’eau autour de son corps. Ainsi était-il resté des heures étendu. Était-il vrai que l’île se fût formée de la sorte, il ne pouvait le dire. Il se rappelait seulement la lenteur après la chute, l’acquittement de la violence qui l’avait libéré, l’étreinte de la mer.

Cees Nooteboom, Autoportrait d’un autre, Traduit du néerlandais par Philippe Noble, Actes Sud, 1994.