Cheyne

En toute indépendance

Depuis 1980, Cheyne éditeur publie de la littérature contemporaine avec le double souci de faire connaître de nouveaux écrivains et poètes, et d’accompagner l’oeuvre de ceux qu’il a découverts. Vitalité et fidélité qu’a révélées, au fil ans, la création de six collections, toutes témoins de l’exigence de la maison et de son ouverture aux préoccupations de notre temps.
Dans le panorama de l’édition française, Cheyne fait entendre, à travers des oeuvres maintenant reconnues, une tonalité poétique singulière, où l’expression d’une expérience intérieure rejoint volontiers le questionnement.
Une diffusion indépendante auprès de libraires fidèles, un partenariat régulier avec les bibliothèques et de nombreuses lectures publiques, montrent la volonté de Cheyne d’aller sans cesse, et librement, à la rencontre des lecteurs.

Edition de poésie

Poésie contemporaine

Collection de poésie étrangère

Editions sonores

Collection de poésie pour la jeunesse

Livres d’artistes

Revue de poésie

Type de livres :
broché, illustré avec gravures

Mode de diffusion, de distribution
Nous-mêmes, livres vendus en librairies

Année de création : 1980

Nombre de parutions par an : 12

Tirage moyen : 1000

Auteurs phares  : Jean-Pierre Siméon, Jean-Marie Barnaud, Pascal Riou

Accepte de recevoir des manuscrits : que les bons !!

Editeur  : Jean-François Manier
Tél : 04 71 59 76 46
email : cheyne-editeur@wanadoo.fr

Contact

Au bois de Chaumette

07320

Devesset

SABLES, de Paul Laborde

1er mars 2013

SABLES, de Paul Laborde

il n’osait pas marcher pieds nus et son visage le brûlait
il voulait se panser de mots mais
ils sont comme le sel sur
la plaie
aucun mot ne saurait calmer le visage qui brûle

Passant L'été

1er janvier 2013

Passant L’été

C’est quand il commence à pleuvoir que la plage reprend des couleurs. On découvre que les corps en pillaient la matière. Ils n’en laissaient qu’un contour fait de boutiques de souvenirs et de résidences lasses. D’odeurs de frites et de crèmes bon marché. Et tout à coup, on est ému.

Etats provisoires du poème

1er octobre 2012

Etats provisoires du poème

Le poète et la chose publique.
Hommage à Jean Vilar
Olivier Barbarant
Marie-Claude Char
Francis Combes
David Dumortier
Marie Etienne
Charles Juliet
Michel Lioure
J. F. Manier
Christian Olivier
E. Ernest Pignon-Ernest
Robin Renucci
Jacques Roubaud
Christian Schiaretti
Jean-Pierre Siméon
André Velter

Restes du jour de Lucio Mariani

1er septembre 2012

Restes du jour de Lucio Mariani

Traduit de l’italien par Jean-Baptiste Para, collection "D’une voix l’autre"
"Se non si può tentare più avventura né fabbricare a mano altri ricordi forse l’unica, vera impresa umana consisterà nell’ignorare il tempo senza rispetto e voltate le spalle, resistere nel sogno.
Si l’on ne peut plus risquer d’aventure ni fabriquer à la main de nouveaux souvenirs le seul et véritable exploit humain consistera peut-être à ignorer le temps sans respect et le dos tourné, à résister dans le songe."
Lucio MARIANI (…)

Cellule de Thanassis Hatzopoulos

1er septembre 2012

Cellule de Thanassis Hatzopoulos

Traduit du grec par Alexandre Zotos, en collaboration avec Louis Martinez
ΕΞΟΔΟΣ Κι εἶναι καλύτερα ἀπ’ τὸν Παράδεισο Νὰ βγαίνεις Μὲ τὴ γνώση καὶ διπλωμένες τὶς φτεροῦγες Γιὰ κεῖ ὅπου τεκταίνονται οἱ ἀδικίες Τὰ κρίματα, τὰ πλημμελήματα Οἱ φόνοι Ἡ ἀπομάγευση τοῦ κόσμου
Sortie Et mieux vaut sortir Du Paradis Fort de la connaissance et les ailes repliées Pour aller là où s’ourdissent les torts Les fautes, les délits Les crimes Où se défait la magie du monde
Thanassis HATZOPOULOS Né à Aliveri (Eubée, Grèce) en 1961. Poète et traducteur, pédopsychiatre et (…)

si je suis de ce monde

1er juin 2012

si je suis de ce monde

"Tenir journal de ses jours
combats livrés ou siestes
sable de rivière noter bruis-
sements agitations en dehors
de la maison inventorier les
nuits sans lune tous les
étourdissements debout."

Une syllabe, battant de bois

1er juin 2012

Une syllabe, battant de bois

"Tout irait là,
dans la chambre obscure,
où écumer un peu de suie et
dans un linge, tordre un reste de
lumière"

Des oranges pour ma mère

1er avril 2012

Des oranges pour ma mère

Ma maman s’appelle Rose
je trouve que c’est un joli prénom.
En arrivant
à la maison
j’espère qu’elle enlèvera
ses habits fanés.

Césarine de nuit

1er mars 2012

Césarine de nuit

La nuit point. Césarine ouvre l’oeil. Où elle dort à demi et touche quelque objets : chaque pierre petite, piétinée par oubli, un peu de sève, un minuscule chardon. Dans le cru, la crudité de l’aube, la lumière blanche qui la blesse au plus près, sa voix lève laines, lins rêveurs, souvenirs muets. Césarine de nuit, soeur coeur du tendrement laissé, de l’assis rendant l’âme, de Fabien l’aigrelet.

Des métamorphoses de Marie Cosnay

1er mars 2012

Des métamorphoses de Marie Cosnay

On retrouve, dans ce dernier livre de Marie Cosnay, la marque évidente de son écriture : une fermeté sans complaisance, que l’invention poétique ne cesse de traverser au profit d’une dimension onirique, et souvent, comme ici, fantastique. L’auteur n’a-t-elle pas traduit trois livres des "Métamorphoses" d’Ovide…

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.