Cheyne

En toute indépendance

Depuis 1980, Cheyne éditeur publie de la littérature contemporaine avec le double souci de faire connaître de nouveaux écrivains et poètes, et d’accompagner l’oeuvre de ceux qu’il a découverts. Vitalité et fidélité qu’a révélées, au fil ans, la création de six collections, toutes témoins de l’exigence de la maison et de son ouverture aux préoccupations de notre temps.
Dans le panorama de l’édition française, Cheyne fait entendre, à travers des oeuvres maintenant reconnues, une tonalité poétique singulière, où l’expression d’une expérience intérieure rejoint volontiers le questionnement.
Une diffusion indépendante auprès de libraires fidèles, un partenariat régulier avec les bibliothèques et de nombreuses lectures publiques, montrent la volonté de Cheyne d’aller sans cesse, et librement, à la rencontre des lecteurs.

Edition de poésie

Poésie contemporaine

Collection de poésie étrangère

Editions sonores

Collection de poésie pour la jeunesse

Livres d’artistes

Revue de poésie

Type de livres :
broché, illustré avec gravures

Mode de diffusion, de distribution
Nous-mêmes, livres vendus en librairies

Année de création : 1980

Nombre de parutions par an : 12

Tirage moyen : 1000

Auteurs phares  : Jean-Pierre Siméon, Jean-Marie Barnaud, Pascal Riou

Accepte de recevoir des manuscrits : que les bons !!

Editeur  : Jean-François Manier
Tél : 04 71 59 76 46
email : cheyne-editeur@wanadoo.fr

Contact

Au bois de Chaumette

07320

Devesset

Une chose pour quoi je suis né

16 mai 2019

Une chose pour quoi je suis né

Cyanotypes de Jean-Marie Perrot.
Voyage dans la mémoire du poète, Une chose pour quoi je suis né est le récit d’une vie, depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Joies, deuils, attachements, éloignements : tous ces moments sont rappelés par les photographies réelles et imaginaires retrouvées par Jean-Claude Dubois. Les textes brefs qui composent ce nouveau livre du poète (Leurs adorables : Chopin, Bach, Schubert, 2007, Les Petits Malheurs, 2017) dressent des portraits, convoquent des instants, des visions, (…)

Lapetitegens

1er mars 2019

Lapetitegens

Chaque fois que lapetitegens fait une
bulle avec son malabar, le ciel devient
rose fluo et au moment précis où les
enfants sortent de l’école comme une
volée de moineaux, la bulle éclate et
se colle aux rires et aux cris, tandis
que les orties sur le chemin du
retour ont rentré leurs griffes.

Regards fauves

25 février 2019

Regards fauves

Illustrations Anne Leloup.
Elle sent les mots coller à elle comme du goudron.
Elle a appris à voir sans regarder, à rester impassible.
Pas de larmes. Elle sait reconnaître l’attitude de celui
qui s’approche et qui va mordre. Les yeux qui brillent
un peu. L’air détaché et content de soi.
Quelque chose en elle est devenu poisseux.
Elle suit les pointillés pour disparaître.

Solitude Europe

17 décembre 2018

Solitude Europe

Prix Apollinaire Découverte 2019.
Couche par couche
Fatigue après fatigue
Ils me pèleront jusqu’à l’os
Et quand tout sera terminé
Il ne me restera qu’à traîner les pieds
Sous les lueurs dorées
Du centre commercial.

Cadastres

10 décembre 2018

Cadastres

« 07.11 »
Au fond la ville avec enfouie en dessous
une autre ville faite de tunnels
et de tuméfactions, de temps transi
par l’addiction à la valeur travail
sous chaque architecture nouvelle
se cache un condensé d’ulcères
et quand nos cœurs cesseront de battre
par fatigue donc par résignation aux faits
les seuls détours seront et le poème
et toute idée grotesque qui affirme
qu’il y ait pu ici y avoir un lac
au fond duquel nos gestes abandonnés
nous sont encore intrinsèquement (…)

Etats provisoires du poème n°18

10 décembre 2018

Etats provisoires du poème n°18

Les États provisoires du poème traversent l’Atlantique avec ce nouveau numéro. Poèmes, récits de voyage, études autour de Paul Claudel côtoient un texte inédit de Henry David Thoreau et une belle réflexion sur la traduction. Ce numéro 18 de la revue permet de découvrir les États-Unis d’une façon originale et stimulante, à travers le regard croisé de poètes, traducteurs et universitaires qui ont choisi, depuis la France, de raconter « leur Amérique ».
Les grands espaces états-uniens, tant de fois parcourus (…)

Livrés aux géographes

1er décembre 2018

Livrés aux géographes

L’angoisse est une maison sans limites, aux serrures soudées de sel.
Des vertigineux grelottent dans la neige qui couvre les tombes d’enfants.
Ils écoutent le chant jailli du petit oratoire, brasero joyeux, sauvé sous
la limaille des astres.

Sous le genévrier

6 novembre 2018

Sous le genévrier

Édition bilingue
Traduit de l’allemand et préfacé par Natacha « Ruedin-Royon » Extrait :
die blumen des bösen
nur ein schneerest, der noch leuchtet.
die reihe laternen kann nicht erhellen
was unter den füßen an boden verschwimmt.
wir sind erschöpft und kaum zu sehen
und hängen einander am arm, stumm verzagt.
es führen wohl wege von hier in die irre.
wir hören davon. wir fragen nicht nach. so
schmilzt auch die wolke im nächtlichen himmel
und was wir uns sagen, da blüht schon der tag.
les (…)

La nuit respire

20 septembre 2018

La nuit respire

Nouvelle édition.
Image de Yann Bagot.
"Grâce à cette nouvelle édition de La nuit respire, du poète Jean-Pierre Siméon, les lecteurs, jeunes et moins jeunes, vont pouvoir découvrir ou redécouvrir cette poésie simple et profonde, à hauteur d’homme, cette poésie amicale qui invite à réfléchir, à reconnaitre et accepter l’autre avec ses différences. Voilà les poèmes qui agissent avec bienveillance ! Pour les accompagner, les images de Yann Bagot éclairent page à page les pas du lecteur et ouvrent la voie la (…)

Dans l'enclos des hanches

23 juillet 2018

Dans l’enclos des hanches

Tes yeux d’amande s’accouplent aux nuages
pointes au cœur
deux auguraux perce-neiges
qui me dépaysent de moi-même.

Poème
de l’instant

Charles Bordes

Le berger respectueux

Peut-être, dans un an, ou deux,
J’obtiendrai sa, j’obtiendrai sa,
J’obtiendrai sa tendresse.

Charles Bordes, 1711-1781, « Le berger respectueux ».