Champ Vallon

Les Editions Champ Vallon, créées en 1980, s’ouvrent d’abord à la littérature et à la poésie avec la revue Recueil dirigée alors par Richard Millet et Jean-Michel Maulpoix, qui deviendra Le Nouveau Recueil en 1995. Ouverte à des écritures plurielles, celle-ci se veut le laboratoire dans lequel puisera à ses débuts la collection Recueil. La poésie y a la part belle dès l’origine. Elle accueille le journal poétique en sonnets de Robert Marteau, les essais sur la poésie contemporaine de Jean-Claude Pinson ou Christian Doumet, le premier recueil de Guy Goffette, les poèmes de la romancière Régine Detambel, les premiers livres de jeunes voix contemporaines comme celles d’Olivier Barbarant, de Stéphane Bouquet. .. Elle confirme le talent de Benoît Conort, Henri Droguet, Gérard Titus-Carmel. .. Les essais de la collection Champ poétique notamment explorent l’univers des grands poètes de notre temps et de leurs précurseurs en une démarche critique généreuse.

Editions de poésie

Poésie contemporaine
Revue de poésie "Le Nouveau recueil"

Type de livres
Broché

Mode de diffusion - distribution
Puf (librairies)
UD (union distribution)

Année de création : 1980

Auteurs phares : Jean-Claude Pinson, Olivier Barbarant, Robert Marteau, Stéphane Bouquet, Régine Detambel, Christian Doumet

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Editeur : Patrick Beaune
Tél : 04 50 56 15 51
info@champ-vallon.com

Contact

rue Guérin

01420

Seyssel

Un peuple

1er février 2007

Un peuple

Un homme marche dans les allées d’un cimetière : Walt Whitman, John Keats, Ovide, Virginia Woolf, entre autres tombes. Il se demande ce qu’est la poésie. Il se sert dans les morts pour élaborer des réponses. D’une certaine manière, il essaie de se glisser dans leur brouhaha, il répète ce qu’il comprend : par ex. rendre la vie vivante, telle est la tâche que la poésie s’assigne parfois. Ou bien : trouver des égalités et des ressemblances dans le monde genre xroses = une certaine somme d’argent. Ou bien, (…)

Je ne suis pas Victor Hugo

1er février 2007

Je ne suis pas Victor Hugo

Boire à la source, disait Supervielle pour de pareilles évocations de souvenirs. Mais quand on écoute son passé avec suffisamment d’attention, aussi obscure soit sa vie, on y entend la rumeur des temps. On peut parier que les événements personnels puissent révéler les éléments communs d’une génération : on ne fuit donc pas l’Histoire ici en tentant de la retrouver au ras des émois. Il sera question de Colette, du gauchisme à peine frôlé, de Gide et d’Aragon, d’Allende et de la décoration intérieure des (…)

69 vies de mon père

1er novembre 2006

69 vies de mon père

« Je suis né le 2 avril 1920 à Hazebrouck, au 41 de la rue du Rivage, et mort à La Madeleine le 9 juin 1989, 143 avenue de la République. Né chez moi, mort chez moi. Entre ces deux dates, ma vie. Je crois qu’en mourant j’ai laissé quelque chose qui ne m’appartenait plus. Quelque chose que je n’ai jamais dit ni même raconté ni même cherché à exprimer, mais qui a constamment été là, fait de fragments, de bribes, de bouts, auxquels les limites déterminées par mes dates de naissance et de décès donnent, sinon un (…)

Le nouveau recueil n°80

1er octobre 2006

Le nouveau recueil n°80

Le souci de la beauté
Luce Guilbaud Feuillages
Didier Béraud Délivrance aux âmes captives
Christian Fumeron Briques cuites et gravées
Marie Cosnay Le maître jour (extraits)
Livane Pinet Partition et variantes
Anne Coudreuse L’heure d’été
Christophe Lamiot Enos Le fauteuil à queue de paon (extraits)

Seul tenant

1er mai 2006

Seul tenant

Seul tenant — c’est, à ce titre, écrire l’absence en cela que rendu là où la mémoire renonce, on se découvre seul debout pour nommer son corps et pour prétendre, par manière, être toujours présent au monde.
C’est aussi dire que cette suite de poèmes, que scandent régulièrement apartés et oraisons comme les métopes ponctuent la frise, déroule dans son long bandeau noir le récit de ces moments de pose durant lesquels le regard se fixe au centre d’un jardin clos et sans tare, inaccessible comme il paraît, où les (…)

<i>Écrire dans le noir</i>

1er janvier 2006

Écrire dans le noir

Essais-poèmes
« Creuser le noir » ; faire le tour de cette phrase, la traverser aussi.
On regarde la nuit, on voit, loin devant, entre les masses de noir.
On regarde loin devant on voit le noir des étoiles éteintes des étoiles à naître
il y a si longtemps on est
ce noir que l’on voit »

Le nouveau recueil n°77

1er janvier 2006

Le nouveau recueil n°77

Gabriel Bergounioux : Quelques fables à deux personnages
Luc Boltanski : Déluge (opéra parlé)
Sylvie Fabre G. : Corps subtil (extraits)
Daniel Pozner : En guise de machine à continuer le temps
Danielle Cohen-Levinas : Mormorando (extrait)
Miguel Casado : Théorie de la couleur (traduit de l’espagnol par Jean-Gabriel Cosculluela)
Robert Marteau : Dans l’herbe
TRIBUNE LITTÉRAIRE
Claude Mouchard : Éclatants étrangers
XIXe SIÈCLE
(textes rassemblés par Jean-Michel Maulpoix)
Jean Roudaut : « (…)

La prose du roman, le Nouveau Recueil n°76

1er septembre 2005

La prose du roman, le Nouveau Recueil n°76

Gérard Macé Deux anges de l’oubli
Benjamin Jordane Province profonde
Étienne Paulin Thrène en dix-neuf chants
Julio Ramón Ribeyro Proses apatrides (traduit
de l’espagnol par François Géal)
TRIBUNE LITTÉRAIRE
Jean-Charles Vegliante D’Italie comme ailleurs
(textes rassemblés par Jean-Paul Goux et Gilles Quinsat)
Claude Ollier Journal : 2001
Jean Thibaudeau Touches définitives
Philippe de la Genardière Un balcon pour une éclipse
Philippe Raulet Va et vient paradis
Cathie Barreau Trois jardins (…)

Sur le motif, Le Nouveau recueil n°75

1er juin 2005

Sur le motif, Le Nouveau recueil n°75

Jean-Michel Maulpoix Coins de table
Jean-Michel Binsse Mes rêves sont occupés
Éric Vuillard Les « gens sans yeux »
Stéphanie Ferrat L’animal régulier
Giovanni Raboni Poèmes (présentation et traduction
de l’italien par Jean-Charles Vegliante)
Rino Cortiana Du côté des feuilles (traduit de l’italien
par Frédéric Jacques Temple)
Christian Zendher Les assoupis (traduit de l’allemand –
Suisse – par Pierre Deshusses)
TRIBUNE LITTÉRAIRE
François Bon Adieux au roman
SUR LE MOTIF
(textes rassemblés par (…)

<i>Poète, mœurs et confins</i>

1er avril 2004

Poète, mœurs et confins

Ce livre est le fruit d’un travail d’atelier. Il se présente sous la forme libre d’une suite de notes prises, pendant deux ans environ, en marge de l’écriture de poèmes destinés ou non à la publication. Ces notes se fixent comme objet commun d’interroger le faire du poème – sa genèse comme dit Poe. Non tant le résultat que les conditions, les procédures, les cheminements dont il dépend. Elles traitent donc, sous toutes leurs formes, des manières du poète (de ses mœurs) : modes de vie, relations matérielles (…)

Poème
de l’instant

Matthieu Messagier

post-verbum aux demains sans tutelles

la plupart des manèges et la nuit a tardé
dessus les restes hasards de sueurs nouvelles nées
et dès que les rôles emportent les légendes
là où les sons obtiennent le fard à déprendre
sur les voiles de larmes encore rugueuses
que le parage a abandonné derrière lui
des papillons de nuit aux teintes obscurantes
pour ce que leur vie arrête en ce royaume
soudain allument de biais sans que l’os y consente
les us inespérés de mondes en dense et séculiers
et les dés à découdre du moins résolvent les passés
et au chas des jeux de pôles se faufilent d’autres étés
si l’écho des odes après-voir offre la merveille
même surgie d’ailleurs où l’âme se porte sans appareil

inédit pour le Printemps des Poètes