Carnets confidentiels

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Imprimerie La botellerie

Vauchrétien

Volutes -N°33

1er février 2011

Volutes -N°33

"Au village où trop de désirs mûris
éclatent en vase clos
saurai-je retrouver, respirer
l’air courant d’une ville nouvelle ?

Lignes en fuite, n°32

1er septembre 2010

Lignes en fuite, n°32

"Malgré l’hiver
il avait l’allégresse de battre la campagne.
Des chemins de crête solitaires proposaient
tantôt le profil lumineux et festonné de neige
de la chaîne pyrénéenne,
tantôt un voile de brume conviant
à des féeries supraterrestres."

Rencontres

1er septembre 2009

Rencontres

Un livre ;
à la première lecture on imagine au delà
de ce que l’auteur voulut exprimer.
Ensuite on n’y découvre que ce
qu’il a écrit.

Le vide-grenier

1er juin 2008

Le vide-grenier

"Leçon de grammaire.
Il pleut.
Autrefois j’aurais écrit un poème
accablé de mélancolie.
Maintenant je me contente prosaïquement
de Voir la pluie tomber
de Voir la pluie qui tombe
de Voir que la pluie tombe
de voir la pluie tombant.
Enfin, de Voir la pluie, tombée."

Tri

1er février 2005

Tri

Maison de je

1er février 2005

Maison de je

Péages/sépias

1er janvier 2004

Péages/sépias

PÉAGES
La Croix du Sud éclaire-t-elle l’Absolu
que la vieille Europe piétine ?
j’attends qu’il soit nuit ou dimanche,
que le silence submerge le quartier
puis m’y transporte.
*
Je déserte ce bal de fête villageoise,
vogue sur des eaux de douce amère solitude
entre effluves épicés de chaumes, bruissants
maïs d’un Middle West imaginé.
Une étoile point au nadir de la nuit
sereinement vierge.
Surl’autre face du globe (Corée)
le jour se lève, en (…)

Broutilles

1er janvier 2004

Broutilles

Pas une spore de nuage.
Une tempête
de ciel bleu.
Une mer
(Méditerranée)
enfermée
dans son île.

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.