Beau Fraisier d’Habib Tengour

Hors série de la collection Accents graves/Accents aigus

Texte de Habib TENGOUR
Illustrations de Pascale BOUGEAULT
Photo de couverture d’ Adrienne ARTH
Durant un séjour à Alger en 2006, Pascale Bougeault, auteur illustratrice, a réalisé une série de portraits dans le quartier populaire Beau Fraisier. Ces aquarelles ont été confiées à Habib Tengour, poète. Aquarelles et textes ont fait l’objet de l’exposition Beau Fraisier présentée dans des médiathèques de Saint-Quentin-en-Yvelines et dans différents lieux en France.
Suite à cette expérience, une résidence des deux artistes a été organisée sur le territoire de Saint-Quentin-en-Yvelines en 2007 afin de répondre aux objectifs suivants  : rendre compte du quotidien de familles d’origine maghrébine vivant sur le territoire, retrouver un lien avec Beau Fraisier mettant en évidence les trajectoires, les va-et-vient entre ici et là-bas, témoigner de la persistance d’identités par la mise en lumière d’objets, d’attitudes, de comportements et d’habitudes ainsi que d’histoires singulières. Plusieurs structures auront favorisé les rencontres nécessaires à l’élaboration du projet notamment la Maison de la Poésie, la Médiathèque Jean Rousselot et le Centre Social Louis Pasteur à Guyancourt, la Médiathèque Anatole France et le Centre Social des Merisiers à Trappes.

Ce livre est l’aboutissement de l’ensemble de cette démarche sensible, basée sur la rencontre et la confiance qui vise à faire émerger les aspects culturels et quotidiens de personnes qui viennent enrichir notre approche et notre goût du monde.

Paru le 1er octobre 2008

Éditeur : L’Amandier

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Matthieu Messagier

post-verbum aux demains sans tutelles

la plupart des manèges et la nuit a tardé
dessus les restes hasards de sueurs nouvelles nées
et dès que les rôles emportent les légendes
là où les sons obtiennent le fard à déprendre
sur les voiles de larmes encore rugueuses
que le parage a abandonné derrière lui
des papillons de nuit aux teintes obscurantes
pour ce que leur vie arrête en ce royaume
soudain allument de biais sans que l’os y consente
les us inespérés de mondes en dense et séculiers
et les dés à découdre du moins résolvent les passés
et au chas des jeux de pôles se faufilent d’autres étés
si l’écho des odes après-voir offre la merveille
même surgie d’ailleurs où l’âme se porte sans appareil

inédit pour le Printemps des Poètes