Bas de casse

Auteur : Stéphane Korvin

Bas de casse

Textes de Stéphane Korvin
Dessins de Caroline Sagot-Duvauroux

« sous le territoire des peaux et des cils »

C’est ici que se place la poésie de Stéphane Korvin. À la surface de la peau comme à la surface de la terre. Mais cependant bien en profondeur des choses.

C’est une poésie caressante qui s’occupe de la matière, celle que l’on peut toucher, mais aussi celle qui semble plus éthérée, comme un voile sur les choses et les êtres : la peau, le regard, la voix.
Si l’on doit trouver un élan à l’écriture de Stéphane Korvin, c’est peut-être cela, secrètement : soulever le voile. Entrer en poésie en somme.

A travers le territoire, celui d’une terre qui brûle, celui d’un corps nu, vulnérable, à travers une sorte de suspension du vivant – apnée, évanescence, gaz –, le poète dit cette rencontre avec le monde qui nous entoure. Avec l’autre. Avec la langue. Avec la matière végétale.

Paru le 1er décembre 2015

Éditeur : Aencrages&Co

Genre de la parution : Livre d’artiste

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.