Bas de casse

Auteur : Stéphane Korvin

Bas de casse

Textes de Stéphane Korvin
Dessins de Caroline Sagot-Duvauroux

« sous le territoire des peaux et des cils »

C’est ici que se place la poésie de Stéphane Korvin. À la surface de la peau comme à la surface de la terre. Mais cependant bien en profondeur des choses.

C’est une poésie caressante qui s’occupe de la matière, celle que l’on peut toucher, mais aussi celle qui semble plus éthérée, comme un voile sur les choses et les êtres : la peau, le regard, la voix.
Si l’on doit trouver un élan à l’écriture de Stéphane Korvin, c’est peut-être cela, secrètement : soulever le voile. Entrer en poésie en somme.

A travers le territoire, celui d’une terre qui brûle, celui d’un corps nu, vulnérable, à travers une sorte de suspension du vivant – apnée, évanescence, gaz –, le poète dit cette rencontre avec le monde qui nous entoure. Avec l’autre. Avec la langue. Avec la matière végétale.

Paru le 1er décembre 2015

Éditeur : Aencrages&Co

Genre de la parution : Livre d’artiste

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.