Arfuyen

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Levée d’empreintes

1er février 2008

Levée d’empreintes

Ce nouveau recueil de Pierre Dhainaut comporte 12 parties : Tracé pour l’écho, Trois rituels nocturnes, Aux nuits parturientes, Largeur d’écoute, Par temps sec ou lisible, Dans l’ordre de la venue, À la merci des lèvres, Permanence des préliminaires, Accords au passage, Questions premières, Enfin ce serait oui, Offrir et ne jamais fini. La forme des textes varie : poèmes amples, strophes, fragments. Au cœur du recueil, Accords au passage, dans cette forme entre aphorisme et haïku qu’affectionne tout (…)

Regio de Tadeusz Rozewicz

1er février 2008

Regio de Tadeusz Rozewicz

Prix européen de littérature 2008
Traduit du polonais et présenté par Claude-Henry du Bord et Christophe Jezewski.
Edition bilingue polonais/français
Le présent ouvrage donne l’intégralité d’un des grands recueils de la maturité de Rozewicz, Regio (1969), ainsi qu’un choix de poèmes extraits d’une dizaine de ses autres recueils.
Dramaturge, nouvelliste, poète, Rozewicz appartient à une génération qui a eu 20 ans dans un pays martyrisé par les nazis et vécu sa maturité sous la dictature communiste. En (…)

<i>Ce n'est que l'enfance</i>

1er février 2008

Ce n’est que l’enfance

Prix de littérature Nathan Katz 2008.
Ce livre, écrit du 23 février 2004 au 30 janvier 2006, comporte une cinquantaine de textes tous écrits dans la même forme : des poèmes de quatre strophes de quatre vers chacune. L’ensemble est dédié par Bernard Vargaftig à la mémoire de son fils et cette dédicace donne la couleur du livre. Une douleur secrète s’y lit, qui ravive de plus anciens souvenirs. Rien n’est dit, mais par la magie des mots liés en d’étranges gerbes, tout affleure sans cesse.
Citons par (…)

Les Ténèbres de l’Espérance

1er octobre 2007

Les Ténèbres de l’Espérance

De livre en livre, Jean Mambrino se renouvelle avec une extraordinaire audace. Comme un souffle de rosée bruissant donnait à lire une parole ample et harrmonieuse. Plus tendue certes que les longs vers comme xtatiques de son précédent recueil L’Abîme blanc, mais animés d’une force sûre et sereine. Les Ténébres de l’espérance sont le récit d’une descente en enfer. Et cet enfer est celui du manque d’espoir qu’il sent ronger notre temps, comme une maladie : « Que peux-tu saisir si tes mains sont de cendre, / (…)

Eaux profondes de Roger Munier

1er septembre 2007

Eaux profondes de Roger Munier

Collection « Les Cahiers d’Arfuyen »
Philosophe de formation après plusieurs années chez les jésuites, en compagnonnage avec Jean Mambrino, Roger Munier, âgé de 84 ans, est l’un des écrivains les plus admirés et les plus secrets de notre époque. Il est depuis leur origine l’un des auteurs tutélaires des Éditions Arfuyen, qui ont publié sept de ses ouvrages : Terre sainte (1980), Éden, Arfuyen, 1988 ; Requiem, Arfuyen, 1989 ; Stèle pour Heidegger, Arfuyen, 1992 ; Exode, Arfuyen, 1993 ; Dieu d’ombre, (…)

Laisser partir

1er juin 2007

Laisser partir

"Je plongeai dans l’espace invisible.
La langue humaine disparut.
Une seule matière
ou peut-être un seul songe
se découpait, se refermait
à la croisée
de mon regard.
Ombres lointaines, lueurs perdues
présences, tremblantes présences
je vous ai confondues…"

Enquête sur les domaines mouvants de Max de Carvalho

1er mai 2007

Enquête sur les domaines mouvants de Max de Carvalho

"Je respire ce parfum
à la brise du soir.
Je suis au bord de
vous comprendre,
énigme sans matin
du lever de la nuit."

Souvenirs d'immensité avec troubles de la vision de Marcel Moreau

1er mars 2007

Souvenirs d’immensité avec troubles de la vision de Marcel Moreau

Prix de littérature Nathan Katz 2007
Je voyageais comme j’écris, en dévorateur du visible et de l’invisible. Un voyage, une écriture, chez moi, c’est la conquête d’une vérité qui n’est pas toujours ni belle, ni chatoyante, ni rassurante. C’est aussi m’en aller à ses relents, ses sueurs, ses déjections, non pour m’y vautrer, mais pour mettre ma propre humilité à l’épreuve du courage qu’elle exige, pour la regarder en face et en accepter les (…)

J’ai vu les muses de Leonardo Sinisgalli

1er février 2007

J’ai vu les muses de Leonardo Sinisgalli

Unique, étrange, l’œuvre de Leonardo Sinisgalli, mort à Rome en 1981, ne cesse à présent d’être redécouverte. Les Éditions Arfuyen ont été les premières en France à publier cette œuvre, du vivant même de son auteur (L’Âge de la lune, trad. Gérard Pfister, bilingue italien-français, 1981), et à éditer quinze ans après l’un de ses textes en prose les plus denses (Horror vacui, trad. Jean-Yves Masson, 1995). La parution en édition bilingue de son chef d’œuvre, J’ai vu les Muses, dans une admirable traduction à (…)

L’ailleurs des mots

1er janvier 2007

L’ailleurs des mots

Du fait de l’Occupation, Anise Koltz, alors jeune lycéenne, est amenée à s’orienter vers la langue et la littérature allemandes. C’est ainsi que ses premiers ouvrages seront tous écrits dans cette langue. Quelques années plus tard, son mari René Koltz, éminent médecin, directeur de la Santé publique du Grand-Duché mourra prématurément des suites des tortures que lui ont infligées les nazis. Ces deux éléments expliquent le rapport très difficile d’Anise Koltz à la langue, et en particulier la langue (…)

Poème
de l’instant

L’ARDEUR COSMIQUE

L’Ordre et la Vérité sont nés
de l’Ardeur qui s’allume.
De là est née la Nuit.
De là l’Océan et ses ondes.

De l’Océan avec ses ondes
naquit l’Année,
qui répartit jours et nuits,
régissant tout ce qui cligne des yeux.

Rig-Véda, « L’ARDEUR COSMIQUE », traduit du sanskrit par Louis Renou, Du feu au cœur du vent, Trésor de la poésie indienne, Édition de Zéno Bianu, Poésie/Gallimard, 2020.