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L'oeuvre poétique d'Hart Crane

10 octobre 2015

L’oeuvre poétique d’Hart Crane

L’œuvre poétique de Hart Crane (1899-1932), flamboyante et sombre comme celle de son contemporain Francis Scott Fiztgerald (1896-1940), est l’une des plus originales et puissantes de la littérature américaine du XXe siècle.

Un monde de pierres

1er septembre 2015

Un monde de pierres

L’œuvre d’Anise Koltz, qui a quitté la langue allemande en souvenir des tortures imposées par les nazis à son mari durant la guerre, est marquée par les tragédies du XXe siècle. Concise, âpre et d’une implacable lucidité, son écriture s’apparente à celle de son quasi contemporain Paul Celan (1920-1970), grandi comme elle dans une terre de langue allemande écrasée sous la botte des nazis. Après L’ailleurs des mots (2007), La Lune noircie (2009), Je renaîtrai (2011), Soleils chauves (2012) et Galaxies (…)

Soleil patient

1er juin 2015

Soleil patient

« Un mot / Pour attirer la foudre / Dans le gris sans éperons du moment / Le mot arrive / Puis il nous dévisage / – Nous / Le beau troupeau de bêtes – / La liberté qui regarde autre part / Accentue ses égards. » Ainsi commence le livre de Gabrielle Althen. Et les derniers vers du derniers texte sont ceux-ci : « As-tu vécu ? demande le poème / Qui donc entend ce timbre ? / Et l’été crisse autour de ta frayeur / La chair y parle entre l’ordinaire et l’éclat / Du feu s’y insinue comme une hésitation / Il y (…)

Dans l'oeil du dragon

1er juin 2015

Dans l’oeil du dragon

« Pourquoi ce ferraillement d’armes blanches dans le secret de l’âme ? Nous cherchons l’affrontement, le face à face avec nous-même. L’empoignade. La mise à nu. L’assaut contre le Temps. […] De coléoptères nous voici promus guerriers, spadassins lancés à l’assaut de cet ennemi qu’est le Néant. À qui la victoire ? Rien n’est moins sûr. C’est pourquoi nous nous armons de notre stylet, en quête de mots. La mêlée, la fureur, la soif de vaincre – et recommencer. Encore. Jusqu’au silence. (…)

La troisième main de Michèle Finck

1er janvier 2015

La troisième main de Michèle Finck

Sept parties jalonnent cet itinéraire nocturne à travers les grandes œuvres musicales, des plus classiques aux plus contemporaines : Vers l’au-delà du son ; Musique, opus neige et feu ; Pianordalie ; Violoncelle psychopompe ; Musique devance l’adieu ; Golgotha d’une femme ; Musique heurte néant. Comment décrire la subtile alchimie qui transmute la musique entendue en poème, comme un précipité de quelques mots, nullement descriptifs ni impressionnistes, mais rendant la même chose autrement, par d’autres (…)

Je sors enfin du Bois de la Gruerie

1er juin 2014

Je sors enfin du Bois de la Gruerie

Il faut « tout reprendre à 1914 » pour mettre fin à l’amnésie, pour comprendre l’aujourd’hui, pour penser enfin l’Europe. C’est parce que les leçons de 1914 n’avaient pas été tirées que le pire s’est reproduit en 1939-1945. Il faut « tout reprendre à 1914 » parce que, cent ans après, le pire peut toujours se reproduire. « Qu’est-ce qui fait que nous ne désobéissons pas ou si peu ? / Qu’est-ce qui fait que nous consentons à nous laisser habiller en tueurs ? / Qu’est-ce qui fait que nous acceptons l’uniformité des (…)

La lumière du soir de Marwan Hoss

1er juin 2014

La lumière du soir de Marwan Hoss

"Avant l’aube me disais-tu
Avant l’aube
A l’heure où les cigognes
Quittent leurs nids"
Marwan Hoss a peu écrit, mais ses quelques précieux recueils ont paru dans des maisons renommées pour leur souci de qualité : son premier recueil, Le Tireur isolé, chez GLM, en 1971 ; Messine où je passe, chez Fata Morgana, en 1980 ; puis trois recueils chez Arfuyen : Le Retour de la neige, et Absente retrouvée et Lumière du soir. En 1998 a paru en Espagne un ouvrage hors commerce illustré de gravures du peintre (…)

Grand choeur vide des miroirs de Jacques Pautard

1er juin 2014

Grand choeur vide des miroirs de Jacques Pautard

"Reste le cri plongeant qui ravissait mon être
devant la ligne brisée d’une route… Buste gris foudroyé sur le genou venteux du télégraphe, comme un continuel départ en moi…"

Présent absolu

1er mai 2014

Présent absolu

Oratorio
Le présent volume constitue en fait la dernière partie d’une trilogie, La Représentation des corps et du ciel, qui s’est imposée sans avoir été préméditée et comprend ainsi les trois oratorios Le grand silence (2011), Le temps ouvre les yeux (2013) et Présent absolu (2014). Comme La Représentation de l’Âme et du Corps d’Emilio de’ Cavalieri (1600) marqua l’invention de l’oratorio (cf la note finale du Grand silence), le cycle de La Représentation des corps et du ciel constitue un drame en trois (…)

Flamme ou le travail de nudité de Didier Ayres

1er avril 2014

Flamme ou le travail de nudité de Didier Ayres

Plus ample encore que ses précédents recueils – Comme au jour accompli (2003), Le Livre du double hiver (2005), Monologue depuis le refuge (2010) –, ce nouveau livre de Didier Ayres, Flamme ou le travail de nudité, est le quatrième qui paraît aux Éditions Arfuyen. Il confirme la force et la singularité de cette écriture sans complaisance comme sans consolation. Désormais, la voix de Didier Ayres, d’une exigence brûlante et douloureuse, est reconnaissable entre toutes. Chacun de ses livres nous fait (…)

Poème
de l’instant

Alejandro Jodorowsky

C’est comme ouvrir un menhir avec les mains

Cessez de chercher, vous êtes la porte
et les gardiens qui en interdisent l’accès.
Chaque pas vous éloigne du nombril
chimères assoiffées d’aventure.
Vous croyez que le mariage vous libère de la mort
ou que l’argent vous marque dans la hiérarchie divine.
Cessez de chercher, la conscience est le philtre magique,
L’œil capable de rejoindre les orbites vides de Dieu
traversant la mort. Personne ne se rencontre soi-même
en parcourant les mers ou en explorant les cavernes.
C’est difficile, comme ouvrir un menhir avec les mains
car notre âme est plus dure que la pierre.

Alejandro Jodorowsky, Traduit de l’espagnol (Chili) par Martin Bakero et Emmanuel Lequeux
dire ne suffit pas, no basta decir, Le Veilleur Éditions, 2003.