Anthologie poétique amoureuse

Auteur : Marc Alyn

Anthologie poétique amoureuse

« Un beau corps de femme est la meilleure lampe de chevet », assure le Mauricien Malcolm de Chazal, qui ajoute : « Dormir à deux rend la nuit moins opaque. » De tout temps, les poètes ont considéré l’amour comme la suprême illumination, l’orage désiré, la minuterie transcendante susceptible de « rendre clair leur coeur obscur . Des « cours d’amour » où les troubadours pratiquaient le culte de la « princesse lointaine », en échange d’un baiser nommé « consolement », à la gorge de lait et de rose de la Cassandre de Ronsard ou de la Délie de Maurice Scève ; des prophéties érotiques de Vigny (« La Femme aura Gomorrhe et l’homme aura Sodome ») à la passion malheureuse de Nerval pour l’actrice Jenny Colon ; des « nuits fauves » de Baudelaire, Lautréamont ou Verlaine à l’éternelle quête de la femme-fée propre aux surréalistes, la présente anthologie invite à prêter l’oreille au chant profond du coeur à l’affût des battements d’un autre coeur.
Une place importante est réservée aux auteurs contemporains (Aragon, Eluard, Robert Sabatier, Bernard Noël…) et à la poésie féminine (Gisèle Prassinos, Andrée Chédid, Marie-Claire Bancquart…)

Paru le 1er janvier 2010

Éditeur : L’Archipel

Genre de la parution : Anthologie

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.