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Joker et mat de Gérard Berréby

1er décembre 2015

Joker et mat de Gérard Berréby

Ce recueil est une ode à ce qui est d’ordinaire caché, tu, décrié. Gérard Berréby fait fi des codes et de la pensée conformiste, invoque le hasard, la mort, la maladie, la brutalité, le sordide, prend la chair à témoin. Les mots explosent telles des grenades face à la terreur et au lugubre du quotidien, les vers sont comme des épées qui sabrent le passé et tranchent le présent. Si l’humanité est en débris, le langage est au diapason. De cette esthétique de la brièveté et de la fragmentation, découle un (…)

Nouveaux poèmes 1930 - 1934 d'Ossip Mandelstam

1er avril 2010

Nouveaux poèmes 1930 - 1934 d’Ossip Mandelstam

Traduit du russe et présenté par Christiane Pighetti.
"N’en souffle mot à personne,
oublie ce que tu as vu :
l’oiseau, la vieille, la prison
et le reste …
Car, si tu desserres les lèvres,
D’imperceptibles frissons
comme aiguilles de pin,
le jour venu, te saisiront.
Et tu te rappelleras la guêpe,
l’encre, le plumier d’enfant
à la datcha, et les myrtilles
que tu n’as jamais cueillies."
octobre (…)

Stations des profondeurs de Gérard Berréby

1er avril 2010

Stations des profondeurs de Gérard Berréby

"les cœurs excessifs se brisent
les affinités célestes se heurtent
vision habitée
moteur de la sensibilité exacerbée
guidée par des forces intérieures
étoile inaccessible
non rien tout est calme et reposé
absent aux choses
fulgurance des sensations
ma pratique commence
là où le raisonnement et le risque de l’autre
échouent"

Laq quatrains d'Omar Khayvam

1er novembre 2008

Laq quatrains d’Omar Khayvam

A la mort d’Omar Khayyam, quelques centaines de quatrains sont retrouvées. Lui qui haïssait plus que tout l’esclavage de la pensée nous a légué ces poèmes qui, aujourd’hui encore, s’élèvent contre l’imposture religieuse et politique.
Eminent savant, être épris de liberté, il s’éloigne, vers trente ans, du pouvoir et de tout risque de compromission. Mathé­maticien et astronome, ses calculs sur l’infiniment grand l’ont rendu proche de l’infiniment petit. A force de sonder le ciel, il a mesuré la durée dérisoire (…)

Chants orphiques de Dino Campana

1er mars 2006

Chants orphiques de Dino Campana

Traduit de l’italien et préfacé par David Bosc
L’AUTEUR : Né en 1885, l’écrivain italien Dino Campana a connu un destin tourmenté et tragique qui fait de lui un véritable “poète maudit”. Interné à plusieurs reprises à la suite de graves désordres psychiques, il passe ensuite plusieurs années en perpétuels vagabondages. En 1914, il tente de faire publier ses Chants orphiques, qui paraissent finalement à compte d’auteur. Il est définitivement interné en 1918 et meurt en 1932 à Castel Puci, près de Florence. (…)

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.