Alexis Bernaut

Alexis Bernaut est né à Paris en 1977.

Son père est un américain d’origine polonaise, fils d’un espion soviétique assassiné sur ordre de Staline, et sa mère une française d’origine paysanne qui a grandi dans le Pays de Retz. Enfant sauvage et craintif, Alexis s’adapte au monde sans s’y faire tout à fait. C’est dès l’adolescence qu’il écrit ses premiers poèmes.

En 2003, après quelques années d’errance passées notamment en banlieue sud de Paris où il écrit beaucoup et s’intéresse entre autres à l’alchimie, Artaud, Blake et Reich, il finit par s’engager dans la Marine nationale où il restera six ans, parce qu’il faut bien manger. Il mangera donc. Sous les drapeaux, sa connaissance de l’anglais lui vaut d’être employé comme traducteur, activité qu’il poursuivra tant bien que mal après sa démobilisation.

Ce n’est qu’en 2009 qu’Alexis publie, en revue, ses premiers textes. Dès 2011, il effectue un stage aux Éditions Bruno Doucey, et y participe à l’établissement de trois anthologies, les anthologies Voix vives, de méditerranée en méditerranée du Festival de Sète en 2011 et 2012, puis l’anthologie Enfances, regards de poètes en 2012, aux Éditions Bruno Doucey..

En décembre 2012, Alexis Bernaut publie aux Éditions Rue des Promenades, Au matin suspendu, recueil de trois longues suites poétiques qui évoquent toutes, chacune à leur manière, Paris comme habitat poétique, onirique et fantomatique. On y croise entre autres François Reichelt, Icare du XXe siècle, mort (filmé) en 1912 d’une chute du 1er étage de la Tour Eiffel lorsque son parachute ne s’est pas ouvert.

Comme traducteur de poésie, il fait paraître Lever du jour en Alabama de Langston Hughes dans l’anthologie La poésie au cœur des arts (Éditions Bruno Doucey, 2014). Il est co-traducteur d’une anthologie du poète américain Sam Hamill, Ce que l’eau sait, Éditions du Temps des Cerises, 2016.

Alexis Bernaut a été publié dans les revues et publications suivantes : Plein Sens, Poésie maintenant, Recours au poème, Iton 77, Zone sensible. Il organise des lectures de poésie au 99, lieu alternatif du 18e arrondissement de Paris.

En 2014, Alexis Bernaut fait la connaissance du poète américain Sam Hamill (1943-2018) dont il deviendra l’ami proche et l’un des traducteurs. En 2016, il est l’un des deux poètes français invités au Seoul International Writers Festival. Il a également lu sa poésie en public, accompagné de son ami guitariste Benoît Simon et co-traduit avec Thomas Chaumont deux des romans du Trinidadien Earl Lovelace. Ses poèmes ont également paru en revue et en anthologie, en France et à l’étranger. Il vit en Bretagne depuis 2017.

Extrait

Aubes distantes ; l’une
signe d’un liséré de sang, l’autre par principe
ne signera rien :

Grise mal réveillée se languissant de
gésir encore aux lignes d’horizon

À l’homme, dit-elle, d’apposer son paraphe.

Bibliographie

Poésie

  • Un miroir au cœur du brasier, Le Temps des Cerises, 2020.
  • Au matin suspendu, Éditions Rue des promenades, 2013.
  • Enfances : regards de poètes, co-écrit avec Christian Poslaniec, Éditions Bruno Doucey, 2012.