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Demoi, pauvren je veux parler, vie et mort de François Villon par Sophie Cassagnes-Brouquet

1er novembre 2016

Demoi, pauvren je veux parler, vie et mort de François Villon par Sophie Cassagnes-Brouquet

S’il est un mystère dans l’histoire de la littérature, c’est celui du poète appelé pour la postérité François Villon (né en 1431 et disparu en 1463). Ruffian, ribaud, espiègle, qui était donc cet « écolier » de génie, né l’année où Jeanne d’Arc, « la bonne Lorraine », a péri sur le bûcher, et qui reste à jamais comme le premier écrivain français à avoir introduit « la conscience de soi » dans nos lettres ?
C’est à ce paradoxe unique – un poète dont on ignore jusqu’à la date de mort, mais qui a parlé de lui comme nul (…)

Le temps d'apprendre à vivre

1er février 2016

Le temps d’apprendre à vivre

« Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard ». écrivait Aragon. Voici ici, comme effleurée, de 1935 à 1947, la vie d’un jeune homme, poète au mitan des horreurs de la guerre, affaibli par une maladie dont il guérit lentement, à peine sorti de ses cours de philosophie. Après sa rencontre à Carcassonne avec Joël Bousquet, puis son intégration en 1940 au comité de rédaction de la revue Fontaine dirigée à Alger par Georges Blin et Max-Pol Fouchet, il publie en 1942 son premier roman. A (…)

François Cheng de l'académie française, entretiens avec Françoise Siri

1er mars 2015

François Cheng de l’académie française, entretiens avec Françoise Siri

François Cheng, poète, essayiste et sage venu de l’autre bout du monde, est devenu l’une des figures les plus appréciées du public.
Au fil de cinq entretiens sur France Culture (À voix nue), Françoise Siri, journaliste, « passeuse » de poésie et créatrice d’événements littéraires, a voulu en savoir plus sur son parcours. De son enfance chinoise à l’Académie française, François Cheng raconte la misère de ses premières années en France et son apprentissage de la langue. Sur un ton très personnel, il dévoile ses (…)

Joe Bousquet

1er mars 2006

Joe Bousquet

« Le Meneur de lune, c’est un portrait fabuleux du poète obtenu par la simple relation des événements magiques qui ont tramé sa vie : le seul portrait de lui, disait-il, qui fût ressemblant. C’est aussi une anthologie des faits divers surprenants qui le frappaient comme autant de signes de son peu de réalité, mais l’assuraient en même temps de son appartenance à l’ordre incompréhensible, à la fois irrationnel et suprêmement existant, sur lequel il croyait que l’univers était fondé » René Nelli (…)

Oeuvres poétiques complètes

1er octobre 2005

Oeuvres poétiques complètes

« Ce n’est pas le romancier que je veux aborder aujourd’hui, au seuil d’un volume qui réunit son oeuvre poétique complète, mais justement, en premier lieu, le poète, moins médiatisé sans doute, plus discret, mais qui n’en a pas moins échafaudé depuis Les Fêtes solaires, en 1955, un édifice de poésie dont on peut mesurer aujourd’hui la qualité et la solidité […]. Ce qu’il y a de particulier dans la poésie de Robert Sabatier, c’est qu’à la fois elle conte et elle chante. Elle conte comme elle respire le réel (…)

La chair du poème

1er février 2004

La chair du poème

petite invitation à la vie poétique
Parler désarme : montrant le pouvoir des mots dans les moments traumatiques, Colette Nys-Mazure introduit la poésie là où on l’attendait le moins, dans l’agression, la guerre, l’opression, comme une réponse nécessaire à la barbarie. La poésie se délivre ainsi du mièvre et de l’esthétique pour devenir cette pulsion salvatrice qui nous habite tous en tant qu’être parlants.
Nous voici invités dans une dimension où la poésie investit les moindres replis de la réalité (…)

Carnets du méditant

1er mai 2003

Carnets du méditant

« Entre deux mots, il faut choisir le moindre » osa un jour écrire Valéry. Salah Stétié s’est livré depuis des années à cet exercice périlleux où le langage se rapproche le plus possible du silence. Inscrivant dans ses carnets ces brusques et brefs jets de feu dont il se sert « pour éclairer sa nuit », le poète qu’il est ne trahit pas son art : il sait que la pensée réduite à l’essentiel sous forme de maxime ou d’aveu n’est pas si éloignée de la poésie-celle qui sait le poids de chaque mot. Libanais et musulman (…)

Paroles des poètes d'aujourd'hui

1er janvier 1997

Paroles des poètes d’aujourd’hui

La poésie est une salve contre l’habitude.
Collection "Paroles" dirigée par Michel Piquemal
Paroles de poètes d’aujourd’hui, recueillies par Michel Piquemal et Claude Barrère
Images de Michele Ferri.

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.