Al Manar

Editions de livres d’artistes, de recueils de poésie et de nouvelles du Maghreb.

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Neuilly-sur-Seine

Mélancolie des embruns

1er octobre 2016

Mélancolie des embruns

"La main écorchée se noue aux bourgeons du magnolia. Je n’en ferai pas un bouquet car la saison déjà est passée. Je ne viendrai pas non plus me recueillir sur la tombe de la mésange. Mon jardin est une île minuscule où la mousse bleuit du trop-plein de ciel."

Rouge vive d'Estelle Fenzy

1er juin 2016

Rouge vive d’Estelle Fenzy

dessins de Karine Rougier
A l’heure où les talus s’allument
dans le soleil du bas du jour
et ma robe de vent
l’ampleur de mes pas
et de mon évasion
effraie les ombres

Nous aimons la vie plus que n'aimez la mort ! contre la terreur les poètes résistent

1er juin 2016

Nous aimons la vie plus que n’aimez la mort ! contre la terreur les poètes résistent

Paris
Sur la tasse
à la terrasse du café
les lèvres d’une femme ont laissé
une trace
rouge sang.
Francis Combes
Des poètes arabes, belges, français. Juifs, chrétiens, musulmans, athées dans l’une ou l’autre des religions du Livre. Unis contre la terreur, fille de la haine - car jamais un crime n’en justifiera un autre.

Le présent des bêtes d'Albertine Benedetto

1er juin 2016

Le présent des bêtes d’Albertine Benedetto

Le Présent des bêtes suit le fil de la mémoire et du souffle. Fil capricieux, distendu, fragmentaire, mais tenace, il se déploie dans des images prises sur l’instant, qui tentent de restituer un peu de notre vie. On y rencontre des mémés et des oiseaux, la chair vive des caresses et, toujours, l’ombre qui fait le passage si précieux. C’est un recueil grave et léger où le poème en prose tend à rendre l’élan et l’acuité d’un regard. Il dit la disparition et le legs, un présent à vivre (…)

Mûrier triste dans le printemps arabe

1er mai 2016

Mûrier triste dans le printemps arabe

Le poète dans la Cité n’a que sa plume pour déjouer l’obscurité menaçante, s’opposer à l’aveuglement, élever sa voix contre la volonté de mort, la confiscation du printemps. Chants de liberté, ces poèmes disent avec gravité et mélancolie l’attachement à la vie humaine. De Paris à Tunis, de Bamako à Palmyre, de Dakar à Lampedusa, la traversée de la Nuit est habitée par le même désir de Lumières (…)

in angulo cum libro

1er juin 2015

in angulo cum libro

Dessins de Diane de Bournazel
"le jour vient d’enlever
ses pinces à vélo
il n’y a plus d’horizons
il fait nuit
jusqu’au bout des nuits…"

Sous l'étoile de Giono de Jacques Viallebesset

1er novembre 2014

Sous l’étoile de Giono de Jacques Viallebesset

Pour saluer Giono 7
S’il devait venir ce serait une nuit extraordinaire
Les touffes d’étoiles brillaient avec des racines d’or
Quand il me montra du doigt la constellation d’Orion
Je reconnus le professeur d’espérance que j’attendais
La jeunesse c’est la passion de l’inutile nous dit-il
Et il ensemença de pervenche les champs et les cœurs
Si nous savions vivre conscients nous ne serions malades
De ce trop de sang amer au lieu du sang de miel doux…
Article à lire dans recours au (…)

La nostalgie des rosiers sauvages

1er juillet 2014

La nostalgie des rosiers sauvages

Je ne me souviens pas de cet arbre
Maintenant je le vois
Probablement c’est à cause de la lumière
Je veux aller jusqu’à la pointe
Entre ajoncs fleuris et conifères
Saluer l’océan et les mûres sauvages
Ils sont verts les arbres cette année
Les roses trémières bien debout
Et moi dans l’incandescence du ciel

Les cerises ne sont pas des lèvres

1er juin 2014

Les cerises ne sont pas des lèvres

mon coeur gros des pivoines effeuillées
pétales branlants qui épaississent les pages du livre feuilleté
ils sentent la rose aux prémices de juin
qui s’y pique s’y frotte
le doigt perle de sang
Dessins de Diane de Bournazel

<i>La nudité des pierres</i>

1er novembre 2013

La nudité des pierres

Sur le mur blanc
un arbre cent fois dessine
la parole de la terre
processions d’épopées perdues
son chant a tant voyagé
il n’est plus que le souffle
entre de larges étoiles d’ombre

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.