Ad Solem

Ad Solem, « vers le Soleil » : un nom, un esprit aussi, résolument tourné vers la « Lumière qui éclaire tout homme en ce monde ». Depuis quinze ans, chacun de nos livres veut à sa manière être un éclat, une étincelle pour faire rayonner le sens, un espace entre le monde et Dieu, pour permettre la rencontre du Verbe à travers les mots. Rencontre directe, par le biais de la littérature spirituelle…

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75011

Paris

Matière à joie de Frédéric Dieu

5 décembre 2016

Matière à joie de Frédéric Dieu

Est-il en ma chair une région non corrompue où tu
demeures ? Saurai-je abriter quelque sanctuaire où
tu demeures et te plaises ? Ai-je enfin tant saccagé ma
demeure et vendu ma chair au plus offrant que tu ne
puisses plus y révéler la joie parfaite ?
La parole ou l’écriture nous élargit, ou bien nous cache – à nous-mêmes, aux autres –, comme un masque fait de mots. Mais elle peut aussi se faire exercice de vérité. Les mots deviennent alors les pas que laisse le poète derrière lui, traces sur le (…)

Beauté du presque rien de Janine Modlinger

1er septembre 2016

Beauté du presque rien de Janine Modlinger

C’est comme la parole lorsqu’elle vous traverse. On ne sait rien. On l’écoute.
Janine Modlinger a longtemps enseigné à Paris. Son premier recueil, Eblouissements, a paru chez Ad Solem.

Nuits

1er septembre 2016

Nuits

Une lueur troue la muraille
Le reconnaître
Et puis le perdre
Ne plus le voir
Saisir un peu
Du feu de joie
Qu’il vint nous tendre

Paroles données d'Anne Goyen

1er mars 2016

Paroles données d’Anne Goyen

Préface de Gérard Bocholier
Feu vivant né du coeur
Si tes mots étaient vrais
Ils brûleraient la page.
Après avoir enseigné les lettres classiques Anne Goyen partage aujourd’hui sa vie entre la poésie et la musique.

L'attente de la tour de Réginald Gaillard

1er novembre 2014

L’attente de la tour de Réginald Gaillard

Postface de Pierre Oster Faut-il tout dire aux vents voleurs qui racontent aux alentours tout ce qu’ils savent et inventent ce qu’ils ignorent ? Qu’importe… Une double tension traverse ce recueil. Il y a d’abord une tension vers ce qui a été et n’est plus. Un amour, une vie, un être rencontré s’éclipse dans l’oubli. Le poème le retient, lui confère dans les signes de la page une existence de surcroît dans le présent. Et il y a une tension tournée vers ce qui advient. Non pas l’attention à ce qui n’est pas (…)

Carnets nomades de Nathalie Nabert

1er avril 2011

Carnets nomades de Nathalie Nabert

"Partir.
Le mal qui nous pousse
Est un mal d’aube et de crépuscule.
Commencer puis finir.
Inventer un sillage de lumière.
Le jour va, vient, s’en retourne.
Fleurs du matin émerveillées,
Fleurs du soir désabusées."

Sanctuaire de Nathalie Nabert

1er février 2011

Sanctuaire de Nathalie Nabert

Je viens ici recquérir la lumière !
Que flambe ma parole
En ta Présence,
Et je serai le territoire du Verbe
Et la voûte incendiée,
Le roc de l’âme
Et le sanctuaire de l’Un.

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.