Abderrahmane Sissako

Né en Mauritanie en 1961, Abderrahmane Sissako passe son enfance au Mali et en 1983 il part en Union soviétique pour étudier le cinéma au VGIK de Moscou. Il y tourne ses premiers courts métrages : son film de fin d’études Le Jeu (1989), suivi deux ans plus tard par Octobre (d’une durée de 37’) présenté au Festival de Cannes en 1993 à Un Certain Regard. Au début des années 90, Abderrahmane Sissako s’installe en France. En 1998 il réalise La Vie sur Terre, programmé à la Quinzaine des Réalisateurs. Heremakono (En attendant le bonheur) est sélectionné à Un Certain Regard en 2002 et reçoit le Prix de la critique internationale. Il revient à Cannes une nouvelle fois en 2006 avec Bamako, présenté Hors Compétition. En 2014 son dernier film Timbuktu, projeté en Compétition, crée une forte émotion au Festival et devient la première oeuvre mauritanienne en lice pour l’Oscar du Meilleur film en langue étrangère (2015). En France il remporte sept César, dont Meilleur Réalisateur et Meilleur Film.

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« De Birago Diop (poète Sénégalais) dès l’âge de 14 ans à Bamako à Marina Tsvétaïeva à l’âge de 30 ans à Moscou, la poésie a été pour moi, à des moments de tristesse ou d’amertume de ma vie, un soutien. Elle a été comme une source qui irrigue l’âme pour à chaque fois m’aider à mieux repartir… En ces temps tumultueux, complexes, je pense à Marina Tsvétaïeva, poétesse russe dont les écrits m’ont souvent inspiré et que je cite de mémoire : « Pouchkine était noir, un poète noir, on a tué le poète, mais quel poète n’est pas noir et quel poète n’a-t-on pas tué… » Je suis très heureux de partager cette nouvelle édition du Printemps des Poètes avec tant de gens et écrivains merveilleux qui cette année nous honorent de leur présence. »

Abderrahmane Sissako