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Jean-Claude Tardif
11 rue du Stade

76133

Epouville

Vu du train

1er février 2019

Vu du train

Photographies de Jean-Michel Marchetti.
Paris-Saint Étienne. Par un matin d’automne, dans la grande courbe où il faut ralentir pour franchir les eaux grises d’un Rhône étrangement désert et presque préhistorique à cet endroit. Quelques voyageurs endormis ou somnolents. Brume légèrement ensoleillée comme un gâteau par du sucre en poudre.

La nostalgie de l’hérésie

1er décembre 2006

La nostalgie de l’hérésie

Collection Empreintes
"On se fréquentait depuis le 16 novembre 1941, quelque part très de la rue du Pélican à Anvers. Il faisait froid et très pluvieux. Plus tard et jsuqu’à aujourd’hui, on se voit entre deux portes, on s’évite, on se fuit mais surtout on se connaît à peine. Ma vie est assez pleine : rien de spécial : quelques mensonges qui se prennent pour des vérités afin de survivre, sidéré, stupéfait, tétanisé devant la beauté du monde et la médiocrité féroce du genre humain. Mauvais genre d’ailleurs (…)

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.