9.3 blondes light

Auteur : Jean-Luc Despax

9.3 blondes light

« Je ne fume plus… Mais je n’ai jamais enfumé. »
Ainsi parle, allumant ses contre-feux, la poésie de Jean-Luc Despax. Poésie déguisée en femme, elle-même déguisée en blonde light. Car l’érotisme rejoint toujours le politique chez lui. En ces temps de racisme, de pétainisme, de sexisme, d’homophobie, de règne du fric pour une poignée de quelques-uns et d’un fascisme numérique et orwellien contre l’immense majorité de tous les autres, de retour du refoulé et d’expulsion des Justes, ces Blondes light balancent du lourd dans le brasero du sens. Il n’est plus temps de s’interroger en universitaires sur les prestiges ou en snobinards sur la vanité des textes engagés. Il est temps d’engager fraternellement la poésie auprès du peuple qui souffre.
Ceux qui fument encore le savent : on ne peut le faire que dans la rue. Cela tombe bien, c’est comme la Révolution. À l’échelle de l’Europe. À l’échelle du monde. Car l’Univers ne tient pas dans un selfie. On ne joue plus là, on lutte. Avec des jeux de mots peut-être.

Paru le 1er juin 2015

Éditeur : Le Temps des cerises

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Coplas

Admire l’étonnante chose :
mon ombre posée sur le mur
et à la fenêtre la lune !

José Bergamín, « Coplas », Traduction de L.-F. Delisse, Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.