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Poète d'aujourd'hui

Alexis Pelletier


Biographie

Alexis Pelletier est né en 1964 à Paris.
Son écriture se développe dans diverses directions.
D’une part, le personnage de Mlash, qu’on retrouve dans plusieurs ouvrages, marque la volonté d’une confrontation critique à l’univers fictif.
D’autre part, ses poèmes se tournent vers les arts plastiques, vers la danse et surtout vers la musique contemporaine. Depuis 2006, il travaille régulièrement avec le compositeur Dominique Lemaître, notamment dans des concerts poétiques avec l’Ensemble Accroche-Notes, l’Ensemble Orchestral Contemporain, l’Ensemble Stravinsky, l’Ensemble Campsis, François Veilhan, Thierry Miroglio, Ancuza Aprodu). En 2011, le spectacle Les Tableaux de Bruno, autour des Tableaux d’une exposition de Moussorgski/Ravel a été joué à l’Opéra de Rouen Haute-Normandie. En préparation pour la saison 2012-2013, Notes d’impressions autour d’œuvres de Ravel, Roussel, Caplet et Ives, toujours avec l’orchestre de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie. Le plus souvent, c’est lui-même qui lit ses poèmes pendant les concerts.
Enfin, sa poésie est également soucieuse de l’époque actuelle, difficile à saisir.
Alexis Pelletier a également publié aux éditions P.O.L un livre d’entretiens avec l’un des fondateurs du nouveau roman, Claude Ollier, Cité de mémoire en 1996. Il participe, en outre, depuis une quinzaine d’années, au comité d’entretiens de la revue Triages et publie des notes de lectures dans diverses revues ou sites internet : CCP, Poezibao, etc.

Photographie : © Tatiana Lévy

Bibliographie

  • Trois entraînements à la lumière Tarabuste, 2016
  • Mains tenues, à paraître aux éditions de l’Amandier, 1er trimestre 2013
    Du silence et de quelques spectres (livre-cd avec le compositeur Dominique Lemaître, à paraître en 2014)
  • PSALMLASH (livre-cd), Vincent Rougier, 2012
  • Comment quelque chose suivi de Quel effacement, L’Escampette, 2012
  • Comment ça s’appelle, Tarabuste, 2012
  • 51 partitions de Dominique Lemaître, Tarabuste, 2009
  • Encore un petit Mlash, Revue ficelle n°93, 2009
  • Le Grand Réel, Daniel Duchoze, 2008
  • Quelques mesures dans l’époque, Voix d’encre, 2008
  • De ce qui vient, Cahiers Intempestifs n°21, 2008
  • Résonances, Christophe Chomant éditeur, 2006
    >Mlash ou encore, Tarabuste, 2006
  • Un journal épisodique, Tarabuste, 2004
  • Tout Mlash, Tarabuste, 1999

    Articles critiques

    Des contributions critiques régulières dans la revue CCP, parmi lesquelles une recension des œuvres complètes de Michel Butor. Pareillement des articles sur des auteurs d’autrefois (Papillon de Lasphrise, Jean-Baptiste Cœuilhe, Houdar de La Motte) ou d’aujourd’hui dans Triages).

    Parmi ces articles,
  • « La merveille et l’effroi », in Action Poétique, n°190, décembre 2007
  • « Avec ou à propos de la musique » in Passages d’encres, n°34, « Interférences », dossier coordonné et présenté par A. Pelletier, mars 2009
  • « Prête-moi ton effaceur », in Littérature n°156, décembre 2009
  • « Arrêter d’écrire ou L’Espace du désir », in Triages supplément, mai 2012.
    Sur Alexis Pelletier

    INTERNET
  • Deux articles d’Antoine Emaz.
    Mars 2012
    Un article de Serge Martin, en mars 2012
    http://martinritman.blogspot.fr/2012/03/deux-suites-et-un-psaume-alexis.html
    http://poezibao.typepad.com/poezibao/2012/03/note-de-lecture-comment-quelque-chose-suivi-de-quel-effacement-dalexis-pelletier-par-antoine-emaz.html
    Mai 2009
    http://poezibao.typepad.com/poezibao/2009/05/51-partitions-de-dominique-lema%C3%AEtre-dalexis-pelletier-lecture-dantoine-emaz.html


    DEUX ENTRETIENS
    Serge Martin, « Alexis Pelletier ou les résonances du poème », in Le Français d’aujourd’hui, n°4486, mars 2007
    Décharge n°150, juin 2011

    REVUE
  • Ludovic Degroote, Mlash ou encore, in CCP, n°14, 2007
  • Antoine Emaz, Résonances, in CCP, n°14, 2007
  • Yves Jouan, Un journal épisodique, in N4728, n°13, janvier 2008
  • Pascale Petit, 51 Partitions de Dominique Lemaître, in CCP n°18, 2009
  • Yves Jouan, « Alexis Pelletier, Angers 22 mars 2012 », in N4728, n°22, 2012.

  • Actualité 2018
  • 9 ardeurs (10/03/2018)
  • Une heure avec Alexis Pelletier (09/03/2018)
  • Un poète, un éditeur : Alexis Pelletier et les éditions Tarabuste (07/03/2018)

  • Nouvelle(s) parution(s)

    Trois entraînements à la lumière Tarabuste (2016)
    Mains tenues L'Amandier (2013)

    + Consulter les archives

    Extrait
    Quelque chose à dire encore
    comme une très aléatoire partition
    et l’espèce de magie qui suinte presque
    du mot hasard
    avec Mallarmé en arrière plan
    et la crainte d’un décalage complet

    Je me souviens d’une grande émotion
    à découvrir Les Archipels d’André Boucourechliev
    mais qu’est-ce que
    ça dit au poème de rappeler le lointain
    remontant à l’hiver 1993
    et comment il y allait d’une sorte
    de solitude qui convient à la ville
    ou peut-être à quelque chose
    comme un état d’esprit du moment
    qu’est-ce que je peux bien en savoir
    avec le mot rouge aussi introduisant
    sur la partition la longue fin circulaire
    du deuxième Archipel

    Que vois-tu dis-moi
    quand je me sens avec ce jeu des références
    toujours en bordure et quel sentiment ça produit
    dans ton corps comme dans le mien
    dans la conjonction de nos corps qui est l’écriture
    qui est le désir que rien n’épuise

    Il y a une grande colère dans notre monde
    une colère contre lui mais aussi contre nous
    contre ce que nous n’empêchons pas
    une colère contre moi dans le langage
    cette sorte d’aveuglement dans les mots
    que je ne sais pas lire et qui me poursuivent


    Les mots sont ce que nous avons de commun
    en nos corps et pas ailleurs
    et souffrants mutilés ou jouissants
    tous ont les mêmes mots ou mieux
    sont les mêmes mots à dire
    et la réalité s’entrevoit à ce prix

    La réalité de l’égarement ou des rafles par exemple
    je suis sans papier dans ma langue
    arrêtez-moi renvoyez-moi là où vous savez
    renvoyer ceux que vous faites mourir
    en contemplant le désespoir à la télé ou ailleurs
    bien chaudement dans le sentiment du travail fait
    il faut travailler plus pour gagner moins
    c’est cela dans l’existence des mots
    et comme moi tu sais que ça glisse
    je t’offre en même temps que la colère
    de Sánchez Cotán une nature morte
    aux oiseaux légumes et fruits
    celle du musée du Prado exposée au Mnac de Barcelone
    de mars à juin 2007
    c’est quoi le monde pendant toute cette période

    Et comment se fait-il que chaque jour
    soit désir de toi
    le poème n’y voit que des mots dirait James Sacré
    et pourtant c’est à la fois dans les mots et au-delà
    que cela se passe

    Et c’est aussi une angoisse sourde
    quelque chose comme un sentiment de culpabilité
    permanent qui arrive dans la langue
    c’est là où je n’ai pas été à la hauteur
    où je ne le suis jamais
    j’ai gardé trop longtemps tels mots des autres
    sans les restituer à ceux à qui ils appartenaient
    je suis dans une incapable faiblesse
    vis-à-vis de ceux à qui je dois quelque chose
    je désespère de voir le monde
    c’est quand tu es là que ça se calme
    et c’est bien la langue des autres qui me pense

    Alexis Pelletier, extrait de Comment quelque chose, L’escampette 2012

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