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Poète d'aujourd'hui

Alain Freixe


Biographie

Né le 3 décembre 1946, en terres catalanes.
Il vit à Nice et enseigne les Lettres au Lycée Renoir de Cagnes-sur-mer. Il aime à musarder entre philosophie et poésie.
Membre du comité de rédaction des revues La Sape et Friches.
Président de l'Association des Amis de l'Amourier, pour l'aide à l'édition en province et la promotion de l'estampe.
Vice-président de l'association Podio, pour la défense et l’illustration de la poésie à Grasse et du Centre Joë Bousquet et son temps (Carcassonne).

Bibliographie

  • Vers les riveraines, L'Amourier, 2013
  • Dans les ramas, éd. de l'Amourier, collection Grammages, 2007
  • Avant la nuit, éd. de l'Amourier, collection Grammages, octobre 2003.
  • Que peut le vent, Monsieur Corot, collection Pandora, L'Entretoise, printemps 2002
  • Madame qui portez tout, livre d'artiste avec Jean-Jacques Laurent, éditions Start, juin 2002
  • Vérité du nuage, livre d'artiste avec Madeleine Laroque, Les Cahiers su Museur, septembre 2002
  • Premiers mots, ardoises fines, livre d’artiste avec Martin Miguel, éditions de L’Amourier, octobre 2000
  • À l’ange blanc de la distance, livre d’artiste avec gravures de Gérard Serée, printemps 2000
    Entre pierres et lumières
    , éditions La porte, 2000
  • Ephémère bleu, livre d’artiste avec Raphaël Monticelli et Leonardo Rosa, éditions de L’Amourier, Novembre 1999
  • Comme des pas qui s’éloignent, éditions de l’Amourier, printemps 1999 (Prix Louis Guillaume 2000, prix du poème en prose)


  • Actualité

    Nouvelle(s) parution(s)

    Avant la nuit L'Amourier (2017)

    Autres parutions présentées sur ce site

    Vers les riveraines L'Amourier (2013)
    Madame des villes, des champs et des forêts d'Alain Freixe & Raphaël Monticelli L'Amourier (2011)
    Dans les ramas L'Amourier (2007)
    Comme des pas qui s'éloignent L'Amourier (1999)

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    Extrait
    Le matin j'ai peur (extraits)

    III

    Et puis il y eut ce bruit. Comme il était assourdissant!
    Dans le champ du regard. Parmi ses taies. Ses bandes. Ses pansements. C'était un bruit blanc.
    Un bruit de blattes mortes. Avec vue sur l'égout.
    Il n'avait rien réclamé ce corps avant de s'effondrer. Si ce n'est un visage. Peut-être. A peine une lumière que tu aurais pu lui donner. Sur la nuque. Pour qu'il se retourne. Et voir si son sourire aurait pu trépaner ta peur.

    IV

    La rue s'est refermée sur son secret quand je me suis éloigné. La mort, la taciturne, tournait. Sa frappe paresseuse laissait des traces dans l'air. Blanches comme ces vibrations que les cloches abandonnent aux campagnes. Les jours de glas et de brumasses. Et qui durent. Air sur air.

    V

    Malgré les mots qui ricochent sur la nuit, malgré leurs bruits, secs et noirs, qui creusent l'air d'une transparence à fendre les pierres, malgré les mains malhabiles des heures sui fouillent les ruptures, quelque chose comme du calme s'installe. Arrive à s'installer. Un vaste champ de calme. Comme un large cri muet.

    VI

    Le mur. Au bout. On ne veut pas le voir.
    Le mur, on le fera.
    Demain.

    Extrait de Avant la nuit, éd. de l'Amourier, collection Grammages, octobre 2003.

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