Logo PDP    
centre national de ressources pour la poésie  
Poète d'aujourd'hui

Denise Desautels


Biographie

Née à Montréal en 1945 où elle vit aujourd'hui. Depuis
1975, elle a publié un récit, Ce fauve, le Bonheur, cinq dramatiques radiophoniques et plus de trente recueils de poèmes et livres d'artistes, tant au Québec qu'à l'étranger, qui lui ont valu de nombreux prix littéraires parmi lesquels le prix de la Fondation Les Forges pour "Leçons de Venise", les prix du Gouverneur général du Canada et des Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire pour "Le saut de l'ange", et les prix de la Société des écrivains canadiens et de Radio-Canada pour "Tombeau de Lou", recueil qui a été publié, à l'automne 2000, accompagné de photographies de l'artiste Alain Laframboise. Elle a réçu en mars 1999, la médaille "Echelon vermeil", la plus haute distinction accordée par la ville de Paris. Denise Desautels est membre de l'Académie des lettres du Québec..



Bibliographie

  • Ce désir toujours, Un abécédaire, Leméac, 2005
  • Mémoires parallèles, choix de poèmes, Editions du Noroît, 2004
  • Pendant la mort, Ed. Québec Amériques, Montréal, 2002
  • Architectures, ed. Tandem, 2001
  • Novembre, Ed. Roselin et La Cour Pavée, 2001
  • Tombeau de Lou, éditions du Noroit, 2000
  • Ma joie,éditions du Noroit, 1997
  • La passion du sens, Editions Roselin, Montréal, 1996
  • Cimetières : la rage muette, éditions Dazibao, 1995
  • Le saut de l'ange, Le Noroît / l'arbre à paroles, 1992
  • Black Words , chez Collectif Generation à Paris, 1991
  • Leçons de Venise, éditions du Noroit, 1990


  • Actualité

    Autres parutions présentées sur ce site

    L'angle noir de la joie Arfuyen (2011)
    Le coeur et autres mélancolies Apogée (2007)
    L'oeil au ralenti Le Noroît (2007)
    Une solitude exemplaire La Sétérée (2004)
    mémoires parallèles Le Noroît (2004)

    + Consulter les archives


    Extrait
    1.
    Écho entre fenêtre et fêlure. Elle le sent s’activer dans le vague de l’air ; le sent remuer fort en elle sous le muscle ; le devine, dehors dedans, jais qui s’acharne, se déploie, ample, touffu, grave, semblable à lui-même. Lui donne un nom, tout droit sorti de l’enfance et de l’automne : «Noir». Répète : «Noir». Le matin s’ouvre, vieux déjà, et la nuit s’y expose. Même broyé, même mobile, elle le reconnaît. En a l’habitude, en sait long sur son compte, forcément rejointe par ses assauts, ses mystères, ses ruses et l’empreinte qu’il laisse, à chaque instant, sur la suite du monde : lamento, nocturne, requiem, tombeau, nature morte. Sous cet angle, la lumière n’a plus tout à fait le profil de la lumière.

    2.
    Tandis que la mélancolie lèche son front, elle en flaire les conséquences : cécité et vision, extravagance et sursis. De-dans dehors, son corps sombre s’exerce à la profondeur, celle de l’énigme - fouillis de fracas et de ravissements — venue se poser au bout de son geste ou de sa voix : «Noir». Son corps en prend l’exacte mesure, car tout le réel s’y ramasse, avec ses pulsions paradoxales d’enlisement et d’envol. Tantôt dit : «séjour», pour ne pas se perdre ; accorder à ses paupières le temps d’interroger les ombres, d’en traquer les tremblements, d’en décrypter les mensonges. Tantôt : «trajet», pour atteindre ce son rare qui loge quelque part, entre vent et boue, dans le vif du désordre.

    Avant l’aurore (extrait)
    pour le livre d’artistes Noir, Noria Éditions, Paris, 2002

        Logo Ministere Culture   Logo CNL   Logo Sofia   Logo IDF   Separateur Facebook Facebook Newsletter