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Parution

Pays du soir de Pär Lagerkvist


éditeur
      Arfuyen
type
      Version bilingue
date
      06/10/2005
descriptif
      Traduit du suédois et présenté par Gunilla de Ribaucourt
Préface de Jean Mambrino - Postface de Charles Juliet

Bilingue suédois-français

Prix Nobel de Littérature 1951
« Une pincée de mots qu’un vent (quel vent, venu de quel espace ?) arrache à la cendre des années, écrit Mambrino dans sa préface. (…) La voix est calme, paisible devant l’inexorable, et comme saturée de silence. D’une parfaite simplicité, ainsi qu’il convient au voyageur parvenu aux portes du désert. » Une lumière étrange baigne le livre de Lagerkvist. Une lumière précise, sans flous ni halos, et pourtant comme venue d’un au-delà. Ce qui se voit ici est au-delà de notre vision habituelle, ce qui se dit ici est au-delà de toute littérature ou spiritualité. « Qui es-tu qui remplis mon coeur de ton absence ? / Qui remplis la terre entière de ton absence ? » Une pure interrogation, une contemplation vide et pourtant sereine.
Comme une paradoxale plénitude. « Qu’y a-t-il de profond comme le manque, / Qui remplisse le coeur comme le vide... » Il y dans cette expérience une sorte de sombre sérénité – ou de pessimisme lumineux – dont on ne trouve l’expression nulle part ailleurs aussi justement que dans ces poèmes. « Sur le pays du soir, une adhésion pleine d’espoir a fait reculer l’ombre, écrit Charles Juliet. Si la lumière nous est refusée, qu’au moins en nous jamais la flamme ne s’éteigne ». Et Juliet cite ici le sublime poème de Lagerkvist : « Que l’angoisse de mon cœur jamais ne se retire. / Que jamais je n’aie la paix. / Que jamais je ne me réconcilie avec la vie, / non plus qu’avec la mort. / Que ma route soit sans fin, vers un but inconnu. »

L’auteur
Pär Lagerkvist est né en 1891, à Växjö, petite ville entourée de forêts, où son père était chef de gare. Il interrompt ses études en 1913 pour aller à Paris où il découvre le cubisme, le futurisme et l’expressionnisme. Il passe les années de guerre au Danemark, puis effectue de nombreux séjours en France et en Italie. Ce n’est qu’en 1933, à plus de quarante ans, qu’il publie son premier grand roman, Le bourreau. Cette nouvelle oeuvre de romancier lui vaut de recevoir en 1951 le prix Nobel. Malgré les honneurs, Lagerkvist garde dans son existence la même simplicité que dans ses livres, simplicité puisée, disait-il, dans les chansons tribales africaines et les hymnes aztèques. « Croyant sans foi ou athée religieux », comme il se définissait lui-même, Pär Lagerkvist est mort en 1974.

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