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«Se Torno», Ernest Pignon-Ernest e la figura di Pasolini,
un documentaire réalisé par Collettivo Sikozel

 

A l’occasion de la parution de Visages de Scampia, Les justes de Gomorra, de Davide Cerullo aux éditions Gallimard et de l’exposition « Visages de Scampia » à la Galerie Gallimard, avec des photographies de Davide Cerullo et des dessins et photographies d’Ernest Pignon-Ernest, le Printemps des Poètes s'est associé au Cinéma Le Champo pour proposer le jeudi 31 mai 2018 à 21h30 "«Se Torno», Ernest Pignon-Ernest e la figura di Pasolini", un documentaire réalisé par Collettivo Sikozel.

La projection a été suivie d’une rencontre-débat avec :
Ernest Pignon-Ernest, Davide Cerullo, Amandine Robinet et Luca Avanzini (Collettivo SIKOZEL).

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"Les images d'Ernest Pignon-Ernest, ça a été une révélation que j'ai partagée avec mes amis d'enfance qui forment aujourd'hui le Collectif. Dans la rue, ce sont des objets d'art qui ont une présence... On ne voit pas une représentation, mais une présence."


Luca Avanzini

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"Le fait que ça disparaisse fait partie de mon travail. La fragilité fait partie de ma proposition. Ce qui contribue à cette présence et à cette absence, c'est que mes images fonctionnent comme des empreintes, il y a cette dialectique qui dit que ça a été présent et que c'est absent."

Ernest Pignon-Ernest

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"Quand on parle de poésie, il faut y aller doucement... car c'est très sérieux. Une grande mystique française parlait de ses livres comme des idoles de papier et disait que quand on se laisse transpercer par la parole, on n'est plus la même personne. La poésie nous dit qu'on est là, qu'on existe et qu'on doit prendre place dans le réel.
En étant à Scampia, j'ai senti que je devais prendre mes responsabilités vis-à-vis du réel, et notamment grâce à la lecture de poètes comme Pasolini et Bobin."

Davide Cerullo

 

  

Amandine Robinet, Davide Cerullo, Luca Avanzini & Ernest Pignon-Ernest
Jeudi 31 mai 2018 au Cinéma Le Champo

Extrait vidéo

 

Fiche technique
Pays : France/Italie
Année : 2016
Durée : 60'
Couleur VOSTF
Genre : Documentaire

 

Synopsis

Qu'est-ce que nous avons fait de sa mort ? Quarante ans après l'assassinat de Pasolini, Ernest Pignon-Ernest entreprend un voyage en Italie pour poser cette question sur les lieux de la vie, de l'œuvre et de la mort du poète.
À Rome, Ostie, Matera et Naples, l’artiste interpelle les habitants et les passants en collant sur les murs une piéta laïque dans laquelle Pasolini, au regard sévère, porte son propre corps sans vie. Si je reviens suit le parcours existentiel de cette image, de sa genèse à son insertion dans la réalité des villes italiennes.
En cela, le film interroge la permanence de la pensée de Pasolini dans l'imaginaire collectif et témoigne du déchirement qu'il suscite encore aujourd'hui. Entre fascination et refus chez les personnes rencontrées, l'image de Pasolini apparaît comme une sentinelle, un appel à la lucidité et à l'engagement dans nos sociétés.

  

Ernest Pignon-Ernest est l'un des pionniers de l'art urbain international. Dessinateur hors pair, ses images collées sur les murs des villes en révèlent l'histoire et les problématiques contemporaines.

 

Le collectif Sikozel : Constitué de six amis (Luca Avanzini, Matteo Berardone, Federico Cavalleri, Camilla Colzani, Simone Rigamonti, Amandine Robinet), Sikozel est un projet né il y a trois ans avec l'idée de réaliser un documentaire sur le souvenir de l'oeuvre éphémère réalisée par Ernest Pignon-Ernest à Naples entre 1988 et 1995.

 

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