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Poème

Pablo !.. et la poésie accourt avec ses mains de quartz de Dimitris Kraniotis

Pour Pablo Neruda Et si nous sommes la même plante est-ce seulement nos racines, Pablo, qui se touchent ? …Depuis les marches de la distance et à travers les éclairs de la nuit qui s’abattent sur l’océan… je crois reconnaître… un fervent amant de l’amour absolu – sans mesure un amant passionné du danger de l’amour, un danger indompté pareil à l’assassin qui se met à dévorer ses victimes un amant englouti dans la jouissance amère des désespérés mais fou du feu et de la tendresse d’un amour : tour invisible qui tremble dans la fumée d’un amour de la femme coquelicot, de la femme guérilléro dont la bouche offre l’ombre et la musique de l’argile terrestre. Je crois deviner un Roméo tranchant d’une épée noire entre les jasmins et les masques qui dans le sang et l’amour a creusé ses vers comme un cataclysme de bouches et d’émeraudes comme une noire corolle secouée qui fait culbuter les plumes de l’ombre. Un Roméo solitaire résidant sur une terre désolée dans un flot de passions de désastre en déroute en pleurs et en fleurs pleurs de sang sur la mémoire fleurs d’éclats de rire brisant de leurs vitres le crépuscule. Un solitaire, altier, ayant perdu son miroir résidant avec la patience de l’ombre et le baiser oranger de l’été en cet âpre territoire où naît le soleil sous-marin, la lune du labyrinthe le parfum de l’épi secret les rafales de blé, la sauvage fumée d’arbres brûlés la pluie oblique qui tombe comme un cimeterre les raisins de la peur et de l’angoisse le soupir d’une plante fauchée un citron, un violon, les volcans, le vin améthyste. Est-ce au loin… un condor frémissant dans l’azur ? une colombe dans le vent irrité ? qui confond le lièvre et la nuit, les feuilles et les yeux ne sachant pas distinguer les lèvres des racines ni un poisson ténébreux d’un écolier solitaire… un cerbère d’une douleur secrète ? un léopard d’une colère étoilée flamboyant comme un alcool furibond ? un phoenix en plein feu ? un conquistador en pleine clarté ? traqué, blessé par des baisers et des épées assoiffé d’éclairs, d’enlacements, de champs de batailles et de luttes affamé de colliers de miel, de rivières de perles tristes nuée de diamants fleuves de poignards et de mots se jetant dans l’abîme du silence tout-puissant dans l’infini du temps et de son sable. Je crois entrevoir aussi un Prométhée dans son temple de rage ne capitulant jamais faisant don d’aveugles espoirs éternels comme le feu de la rose qui brûle tant que la vie ne cesse se tenant toujours, sans orgueil, au milieu de la vie au foyer des peuples poignardés là où l’homme déchire les pactes de la lumière et apprend la faim comme un texte sacré là où on ne laisse pas parler une hirondelle où le bâton s’abat sur les hommes là où les hommes ne savent pas que c’était toi – Pablo – qui assumais leurs ténèbres dans la clarté et que pour leurs douleurs tu livrais ton combat célébrant une amitié qui accueille le bonheur et qui lève la coupe en l’honneur de l’honneur et de l’amour. Un exilé enfin devenu lumière errante lumière sans arrêt entre les draps du songe habillé de la tunique de son chant tenace et obstiné un exilé, sans abri, dans ce lointain domaine où l’homme cherche la pierre, l’ombre, le vide… un parfum… un pouvoir qui n’agit qu’au fond du plaisir exilé comme une fleur pure du désir comme une plainte murée tel le cri d’un chien blessé au fond d’un puits nous laissant dans son testament, comme les oiseaux de l’alphabet un message invisible un amour durable et empourpré et une envie de dire non, non, non et non ! Mais je m’arrête ici en sursaut ! Le temps court comme un lièvre à travers la rosée du printemps ! Peut être cet homme est quelqu’un d’autre et le portrait prêté ! Dans Mémorial de l’île noire, tu écrivais Pablo : C’est dans le long déploiement de l’écume que mon cœur a fondé son mouvement : suivre pour grandir le profond paroxysme et puis mourir en se répandant sur le sable. * Par amour je pensais que mon devoir était de chanter de grandir et d’oublier sans cesse j’ai fait tout mon possible pour payer ma dette envers chaque homme pour sa vie je n’ai pas eu d’autre monnaie que celle de mon sang. * Si beauté il y eut ce fut d’apprendre à ne trahir ni la tristesse ni la joie à attendre un peut-être d’une dernière goutte et à demander plus au miel et aux ténèbres. * Mon destin a été d’aimer et de prendre congé. A ta mémoire, Pablo, je dédie L’explosion secrète Un rien n’est-ce pas le fil des mortels et celui des morts…silence. Au rêve écarlate des volcans émeraudes et astres scintillent tempes d’intensité à fleur d’un oreiller de revolvers et d’octopus. Poème qui avait également été proposé en 2005 sur les poèmes polymorphes

 
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